La commission d'enquête sur l'audiovisuel public, qui a été suspendue après des incidents notables, reprend ses travaux ce lundi avec un agenda chargé. Parmi les personnalités attendues figurent Léa Salamé et Rachida Dati, ainsi que plusieurs représentants de Reporters sans frontières (RSF).
Cette nouvelle phase de la commission, présidée par Jérémie Patrier-Leitus, vient après une série de confrontations qui ont mis en lumière les tensions autour de l'avenir de l'audiovisuel public en France. L'objectif est d'éviter que ces auditions ne se transforment en un tribunal politique, mais plutôt de se concentrer sur des discussions thématiques et constructives.
Patrier-Leitus a précisé qu'après des sessions d'auditions tumultueuses, il a établi des lignes directrices acceptées par le bureau de la commission. “Nous voulons garantir le sérieux de cette enquête”, a-t-il déclaré. Les membres de la commission sont désormais interdits de publier des commentaires en temps réel sur les réseaux sociaux lors des auditions, afin de maintenir un climat respectueux et professionnel.
La première audition à venir aura lieu le 21 janvier, avec Pierre Haski, président de RSF, suivi de Léa Salamé et Laurent Delahousse le 2 février, et enfin Rachida Dati le 5 février. Ces auditions devraient élucider la question cruciale de la neutralité et du financement du service public audiovisuel.
Des experts, comme le sociologue des médias François Jost, soulignent que ces auditions sont essentielles pour le futur de l'audiovisuel public en France. “Dans un contexte de défiance mesurée envers les médias, il est crucial que les protagonistes soient entendus dans un cadre formel et respectueux”, affirme-t-il.
Alors que certains partis, comme le Ciottiste, plaident pour une privatisation de l'audiovisuel, d'autres estiment que la défense du service public est indispensable pour garantir une pluralité d'avis et d'informations.
Les travaux de cette commission sont donc plus que jamais au cœur des débats publics, dans un climat où la confiance envers les médias est mise à l'épreuve. L'issue de ces auditions pourrait influencer significativement la direction prise par le paysage médiatique français dans les années à venir.







