Depuis le 19 décembre, la médiathèque de la Canopée dans le Ier arrondissement de Paris est fermée, victime d'une infestation de punaises de lit. Au-delà de ce problème sanitaire, s’installe une crise plus profonde affectant les agents de l'établissement.
Une fermeture aux conséquences multiples
Initialement annoncée pour des raisons sanitaires, la fermeture a mis en lumière des soucis de sécurité au travail. Le syndicat SUPAP-FSU a récemment publié un communiqué révélant que plus de 40 % des postes sont vacants, plongeant le personnel dans une situation de stress intense. En conséquence, plusieurs agents ont décidé d'exercer leur droit de retrait, refusant d'ouvrir la bibliothèque aux clients, une décision qui traduit leur détresse face aux conditions de travail présentes.
Une ambiance de travail dégradée
Les doléances des travailleurs ne se limitent pas à la seul problématique des punaises de lit. On constate une montée de la violence au sein de la médiathèque, avec une série d'incidents préoccupants ayant été rapportés. Selon des fiches d'accidents, des agents ont été victimes d’agressions et d'insultes à caractère raciste et sexiste. L’Observatoire des violences en milieu culturel (OVMC) souligne que ce climat de peur est exacerbée par un manque de personnel, rendant difficile la gestion des foules, avec environ 20 000 visiteurs mensuels.
Une réponse institutionnelle insuffisante
Bien que la Ville de Paris ait promis d'examiner la situation, ses interventions semblent éloignées des réalités vécues par le personnel. Des horaires d'ouverture réduits et la présence d'une sécurité sont en cours de discussion, mais le syndicat, représentant les agents, juge ces mesures insuffisantes. Un agent de sécurité sera présent, et quatre nouveaux employés devraient rejoindre l'équipe prochainement, mais cela sera-t-il suffisant pour rassurer les travailleurs ?
Un avenir incertain
La mairie a annoncé que la médiathèque pourrait rester fermée jusqu'au début février, le temps d'évaluer les conditions de réouverture. Les employés, cependant, craignent pour leur sécurité et leur santé mentale et affirment que des actions plus concrètes sont impératives. Le doute demeure alors que le SUPAP-FSU envisage un préavis de grève qui pourrait s’étendre sur toute l’année 2026, signe d’une tension persistante au sein du personnel.
Les agents de la médiathèque de la Canopée attendent des solutions durables, affirmant que continue ainsi, leur santé et leur sécurité en pâtiront. La situation nécessite une action immédiate et efficace pour protéger non seulement les employés mais également le public.







