Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise (LFI) à l'Assemblée nationale, a exprimé des réserves fortes lors de son entretien sur France 2 le 14 janvier, concernant l'adoption du budget 2024. Selon elle, la situation actuelle suggère un passage en force par le gouvernement, ce qui serait sans précédent sous la Ve République.
Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a affirmé que des discussions étaient en cours entre les macronistes, les socialistes et les républicains, évoquant la possibilité d'aboutir à un budget dans les prochaines semaines. Cependant, Panot soutient que lors de l'examen du budget, aucune voix ne s'est exprimée en faveur, qualifiant ainsi cette démarche de "pathétique".
"Nous sommes face à un gouvernement qui agit sans légitimité et sans réelle approbation de la population", a-t-elle ajouté. Elle insiste sur la nécessité d'organiser de nouvelles élections pour permettre aux citoyens de se prononcer. Dans son discours, elle a souligné que le fait de ne pas censurer le gouvernement pourrait mener à des complications à long terme, notamment sur des accords non-censitaires avec le Parti socialiste, qui a déjà montré des signes d'alliance avec la majorité présidentielle.
Les critiques de Mathilde Panot ne s'arrêtent pas là. Elle a également abordé le traité de libre-échange du Mercosur, qu'elle considère comme un danger pour l'agriculture paysanne française. Elle a pointé du doigt l'inertie d'Emmanuel Macron sur ce dossier tout en réclamant une action plus forte de la part des parlementaires. "Les Français se lassent des promesses non tenues", a-t-elle martelé.
En parallèle, l'exclusive des dénonciations envers la répression en Iran illustre la portée mondiale des enjeux politiques abordés par Panot. Elle a rappelé le soutien de la LFI envers le peuple iranien face aux événements tragiques qui se déroulent actuellement dans le pays.
Les débats autour du budget et de la politique étrangère du gouvernement français deviennent de plus en plus aigus, et la question des élections anticipées pourrait redevenir centrale dans les mois à venir, surtout si le climat politique actuel ne change pas. D'après plusieurs analystes, y compris les économistes de l'Institut Montaigne, les prochaines décisions budgétaires seront cruciales pour maintenir une certaine stabilité économique en France. Ce sentiment est partagé par une large part de l'électorat désillusionné par les promesses non tenues du gouvernement.







