Un mystérieux incident secoue l'Institut Polytechnique de Bordeaux, suscitant des interrogations autour d'un enseignant-chercheur en mathématiques, soupçonné d'agissements d'espionnage au profit de la Chine. Cette affaire a pris son envol le 11 février 2025, lorsque ce professeur a été interpellé à son domicile. Des policiers du contre-espionnage, munis de lourdes opérations, ont fait une perquisition qui a pris les collègues du chercheur par surprise. Bertrand Lubac, le secrétaire général de la CGT de l'Université de Bordeaux, a témoigné : "C'était un choc pour les collègues présents ; l'arrivée des 14 policiers cagoulés a créé un véritable climat de terreur, certains craignant une attaque terroriste."
Ce mathématicien, qui jouit d'une réputation solide dans son domaine, est accusé d'avoir introduit une délégation de professeurs chinois dans des zones ultra-sensibles d'un bâtiment chargé de recherches de défense. Selon les autorités, cette négligence pourrait avoir compromis des secrets stratégiques. La nature même de ses travaux, liés à l'industrie de l'armement, a élevé la tension autour de cette affaire, d'autant plus qu'il a multiplié les voyages en Chine dans le cadre de conférences.
Les services de renseignement français ont suivi de près ses activités. Après un an d'investigations approfondies, incluant l'analyse de son ordinateur, les soupçons se sont intensifiés. Mis en examen en décembre de l'année précédente, le chercheur dément fermement les accusations, affirmant qu'elles sont "absurdes" compte tenu de sa personnalité. Son avocat, Me Gérard Danglade, déclare : "On lui reproche de n'avoir pas respecté des protocoles d'accès. Je me tiens à disposition pour tout éclaircissement."
Actuellement, le mathématicien, qui est proche de la retraite, a reçu une interdiction d'accès à son laboratoire et est sous contrôle judiciaire. Cette situation soulève d'importantes questions sur la sécurité des recherches académiques et les implications d'une possible ingérence étrangère. Selon des experts en sécurité nationale, comme le professeur Jean-Pierre Phélip de l'Université Paris-Saclay, "la ligne entre la coopération académique et l'espionnage est plus floue que jamais, surtout avec des pays ayant des intérêts stratégiques en Europe."
Les ramifications de cette affaire pourraient avoir des conséquences plus larges sur les relations entre la France et la Chine, ainsi que sur la confiance au sein des institutions académiques. À mesure que l'enquête progresse, les réactions continuent de se multiplier, tant sur les réseaux sociaux que dans les médias. À suivre...







