Boire de l'eau est essentiel à notre survie, mais une consommation excessive peut être mortelle. Ce phénomène, connu sous le nom d'hyperhydratation, résulte principalement d'une dilution trop importante des sels minéraux dans le sang, entraînant ainsi une série de complications potentiellement graves.
Les dangers de l'hyperhydratation
Lorsque le corps subit un excès d'eau, les cellules du système nerveux peuvent gonfler, provoquant un œdème cérébral, une condition qui peut mener à des conséquences fatales. Il existe plusieurs signes précurseurs d'hyperhydratation, notamment :
- Fatigue extrême
- Crampes musculaires
- Nausées
- Agitation et confusion mentale
- Convulsions
Un risque plus fréquent chez les sportifs
Les athlètes sont particulièrement exposés à ce risque, souvent encouragés à s'hydrater massivement pendant l'effort. Toutefois, la pratique de boire de grandes quantités d'eau lors de marathons a déjà entraîné plusieurs décès liés à l'hyponatrémie, une condition où le taux de sodium dans le sang devient inquiétant trop bas.
En général, il est conseillé aux sportifs de limiter leur consommation d'eau à environ 500 ml après un effort intense pour rétablir un équilibre hydrique adéquat.
Que faire en cas de symptômes ?
Face aux premiers signes d'hyperhydratation, il est crucial de consulter immédiatement un médecin. Deux types d'hyponatrémie peuvent être observés :
- Hyponatrémie isotonique : confusion mentale, somnolence, et prise de poids possible, indiquant une rétention d'eau.
- Hyponatrémie par déplétion : la perte de poids, une déshydratation manifeste et des nausées.
Dans tous les cas, la solution repose souvent dans une diminution de l'apport hydrique pour rétablir le niveau de sels minéraux dans l'organisme.







