Danone a annoncé, le 23 janvier, l'extension de son rappel de lait infantile à plusieurs marchés européens suite à un récent blocage par les autorités alimentaires de Singapour.
Deux jours après que plusieurs lots de lait infantile de Danone ont été bloqués à Singapour, le géant français a élargi son rappel à de nouveaux pays européens. « Dans un souci de conformité avec les récentes recommandations », a déclaré Danone dans un communiqué, « nous procéderons au retrait de quelques lots spécifiques sur certains marchés ciblés ».
Une source proche du dossier a mentionné « l'évolution des recommandations formulées par différentes autorités, y compris en Irlande ». Danone suit « un principe de précaution extrême, en réponse à ces nouvelles directives réglementaires ». Comme indiqué par l'agence de sécurité alimentaire irlandaise, « les produits concernés ont été préparés en Irlande et envoyés vers divers pays de l’Union européenne, du Royaume-Uni ainsi que vers d'autres destinations ».
Des lots de lait Dumex 1er âge bloqués à Singapour
Danone a affirmé que « les contrôles habituels et des analyses supplémentaires effectuées dans le contexte actuel du secteur sont rassurants ; nos produits respectent toutes les normes de sécurité alimentaire ». L’entreprise exhorte les parents et professionnels de santé à « maintenir leur confiance dans la sécurité et la qualité » de ses laits infantiles et les invite à contacter le service client de Danone en cas de question ou d’inquiétude.
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Le 21 janvier, l'action de Danone a chuté à la Bourse de Paris, suite à l'annonce du blocage des lots de lait Dumex 1er âge par l'agence de Singapour. En France, les rappels de plusieurs autres laits infantiles, dont ceux des marques Guigoz et Nidal de Nestlé ainsi que Picot de Lactalis, sont également en cours.
Deux enquêtes pénales ont été ouvertes à Bordeaux et à Angers en liaison avec des décès récents de nourrissons ayant consommé des laits rappelés, notamment en raison d'une « possible contamination » par le céréulide, un toxique provenant de la bactérie Bacillus cereus. Cependant, aucune « relation de cause à effet » n'a encore été établie par les autorités.
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Avec AFP
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