La tourmente autour de l'affaire Epstein touche désormais Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe. Selon des sources au quai d’Orsay, il sera convoqué par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, pour discuter de son nom mentionné dans plusieurs documents liés à cette affaire troublante.
Ce jeudi 5 février 2026, il devra justifier ses relations avec Jeffrey Epstein, criminel sexuel notoire, alors que l’Élysée et Matignon insistent sur l'importance de protéger l'image de l’Institut du monde arabe, dirigé par Lang depuis 2013. Emmanuel Macron a même souligné l'importance de cette institution, demandant à Lang de se concentrer sur sa santé et sa réputation.
Comme l’a rapporté l'Agence France-Presse, « L’Élysée et Matignon ont demandé au ministre des Affaires étrangères de le convoquer » pour qu’il explique ses interactions passées avec Epstein.
Des appels à la démission
Les critiques de Jack Lang se multiplient, y compris au sein du Parti socialiste. Olivier Faure, secrétaire national, a déclaré qu'il devrait « réfléchir » à sa démission afin de préserver l'institution qu'il représente. Mercredi, Lang, 86 ans, a défendu sa position en invoquant sa « naïveté » face aux révélations sur ses liens avec Epstein, qui a mis fin à ses jours en prison en 2019.
Bien qu’aucune charge ne pèse contre lui, la mention de son nom dans les documents ayant trait à Epstein est préoccupante, ainsi que ses liens d'intérêts avec le financier. Cette situation a également touché sa fille, Caroline, qui a récemment quitté son poste de présidente d'un syndicat de producteurs de cinéma.
Des experts estiment que Lang pourrait faire face à des conséquences importantes dans le cadre de cette affaire. Selon Pierre Esteve, analyste politique, « cette convocation est un signal fort du gouvernement, souhaitant montrer qu'aucune personnalité, quel que soit son statut, n'est au-dessus des lois ». La situation de Lang sera donc à suivre de près dans les jours à venir.







