Le pape Léon XIV a célébré sa première fête de Pâques ce week-end, marquée par la guerre au Moyen-Orient. Vendredi dernier, il a conduit son premier Chemin de Croix au Colisée, à Rome.
« Malheureusement, politique et religion ne font pas bon ménage », confie Sarah, une Palestinienne, devant le Colisée. Ce vendredi 3 avril 2026, elle a assisté à la veillée de prière marquant le premier Chemin de Croix de Léon XIV. Malgré les tensions, elle croit encore en la possibilité de la paix.
Elle souligne : « Nous avons besoin de paix en Terre sainte. » Pourtant, pour elle, les appels du pape ne sont qu'« symboliques ». « Les gouvernements n’écoutent pas. Ils continuent d’agir à leur guise. » Ces déclarations révèlent un profond désenchantement face à la politique actuelle.
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« Message de paix et de coexistence »
Environ 30.000 fidèles se sont rassemblés en silence le vendredi soir, armés de bougies, pour participer à cet événement emblématique de la Semaine Sainte, assombri par les conflits au Moyen-Orient cet année. Le Libanais Geryes Bejjani, 33 ans, a exprimé son espoir pour « un message de paix et de coexistence », soulignant la clarté des messages du pape : « Il est le seul leader politique sans intérêt personnel. »
Les participants, portant des cierges, ont médité en silence, ponctué par des chants liturgiques. Vendredi, le pape a réaffirmé ses appels à la paix lors de discussions avec les présidents israélien et ukrainien, après avoir exhorté Donald Trump à « trouver une porte de sortie » au conflit en cours.
Inès Duplessis, 29 ans, présente depuis Paris pour Pâques, a partagé son scepticisme : « C'est très symbolique, mais… » avant de constater que les intérêts politiques prédominent sur l'espoir de paix.
« Humilité »
Cette première participation au Chemin de Croix depuis 2022 est marquante, surtout après la retraite de François pour des raisons de santé. Léon XIV, âgé de 70 ans, s'est engagé dans cette tradition avec une grande croix, rappelant les gestes de ses prédécesseurs comme Jean-Paul II.
Augustin Ancel, 31 ans, y voit « un message fort de l'humilité », allant au-delà de l'image de personne distante. Le soutien de Patrick Buehler, un jeune américain, témoigne de l'importance du pape pour la jeunesse : « Ma foi prime sur mon pays. »
Tonalité politique
Les méditations ont résonné avec l'actualité brûlante. « Toute autorité devra répondre devant Dieu, que ce soit pour juger ou pour déclencher une guerre. » Ce dimanche, le pape présidera la messe de Pâques sur la place Saint-Pierre, concluant avec sa bénédiction « Urbi et Orbi », un message très attendu en cette période de crise. Sarah écoutera avec attention, persuadée que « tant qu'il y a de l'espoir, la vie a de la valeur ».
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