Rachid Boudjema, président de l’Union nationale des taxis, a critiqué le prêt flash carburant annoncé par le gouvernement. Selon lui, cette mesure pourrait s'avérer problématique pour les entreprises, qui risquent d'être acculées par des dettes croissantes.
Le prêt flash, comme le rapporte Franceinfo, permettra aux petites entreprises d'emprunter entre 5 000 et 50 000 euros à un taux de 3,80 %, sans garantie, si leurs dépenses en carburant représentent au moins 5 % de leur chiffre d'affaires. Boudjema qualifie cette aide de "nœud d'étranglement" et alerte sur le fait que "le prêt n'est pas une solution". "Il va falloir rembourser", souligne-t-il.
Rachid Boudjema propose plutôt une réduction de la TVA sur le carburant, suggérant de la baisser de 10 % à 5 %. "Ainsi, nous pourrions revaloriser nos tarifs sans que cela soit douloureux pour les consommateurs", explique-t-il, mettant en avant le fait qu'une TVA plus faible pourrait alléger le fardeau sur les clients.
Lors d'une réunion récente avec le ministère de l’Économie, les représentants des taxis ont évoqué l’idée d'une revalorisation tarifaire, mais Boudjema s'inquiète des conséquences pour les clients. "C’est une augmentation que nos clients vont au final devoir supporter", déplore-t-il.
Concernant l'électrification des taxis, Boudjema salue cette initiative mais souligne l'urgence d'agir face à la colère croissante des chauffeurs, déjà frustrés par les hausses de prix. "Nous tentons de tempérer cette colère", a-t-il déclaré, mettant en garde contre des réactions potentielles et spontanées de la profession.







