Dans la nuit de dimanche à lundi, le Hezbollah a annoncé avoir ciblé Israël avec des missiles et des drones, en représailles à la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, à la suite d'opérations israélo-américaines. Dans un communiqué, le groupe chiite a déclaré avoir tiré "une salve de missiles et un essaim de drones" pour défendre le Liban face aux attaques israéliennes répétées.
En réponse à ces actions, Israël a effectué des frappes ciblées sur des infrastructures du Hezbollah à travers le Liban, avec des explosions puissantes entendues à Beyrouth. Lors d'une réunion d'évaluation avec les hauts responsables militaires, le chef d'État-major israélien a validé un plan offensif d'envergure.
"Le Hezbollah est à l'origine de cette escalade" a précisé un militaire israélien, soulignant la gravité de la situation.
Des tirs qualifiés d'irresponsables par le Premier ministre libanais
Les frappes du Hezbollah ont été les premières vers Israël depuis le début de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran samedi dernier, déclenchant des sirènes d'alerte en Israël. L'armée israélienne a affirmé avoir intercepté un projectile venant du Liban et précisé qu'aucun blessé n'avait été signalé.
Nawaf Salam, le Premier ministre libanais, a condamné ces tirs, les qualifiant d'acte "irresponsable et suspect" qui, selon lui, fournit à Israël un prétexte pour poursuivre ses attaques contre le Liban. D'après ses déclarations, cette escalade mettrait en danger la sécurité de son pays.
Le Hezbollah a promis de lutter contre cette agression américano-israélienne, affirmant sur Telegram avoir frappé Haïfa avec six missiles. Les Gardiens de la Révolution d'Iran ont également mentionné sur les réseaux sociaux que des alliés yéménites pourraient bientôt intervenir dans le conflit.
En août 2023, le Hezbollah avait déjà subi des pertes, s'engageant unilatéralement dans la guerre pour soutenir le Hamas palestinien. Malgré les accords de cessez-le-feu, les frappes israéliennes continuent, ces derniers accusant le groupe de se réarmer. Les tensions persistantes au Moyen-Orient laissent présager une escalade vigoureuse de la violence dans les mois à venir.







