À la surprise générale, Melania Trump va présider ce lundi une réunion au Conseil de sécurité de l'ONU, une initiative marquante qui pourrait être éclipsée par les opérations militaires israélo-américaines en cours contre l'Iran.
La Première Dame, connue pour son engagement sur des sujets tels que l'éducation des enfants en conflits, tiendra le marteau à 15H00 (20H00 GMT) pour aborder ce thème crucial. Cet engagement a été mis en avant par ses représentants, soulignant ses efforts pour négocier la libération d'enfants ukrainiens enlevés durant le conflit avec la Russie.
Ce moment historique est d'autant plus symbolique qu’il marque la première fois qu'un conjoint d'un président en exercice préside une telle réunion au sein des Nations unies. Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU, a affirmé que cette action illustre l'importance que les États-Unis accordent à ce forum de dialogue.
Cependant, cette annonce intervient dans un contexte troublé, à peine quelques heures après le début des frappes contre l'Iran, qui ont causé la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Khamenei. Le représentant américain à l'ONU, Mike Waltz, a exprimé sa frustration concernant l'incapacité du Conseil à faire respecter ses résolutions sur l'Iran, notamment en ce qui concerne le programme nucléaire de Téhéran.
Des contradictions avérées
Daniel Forti, analyste pour International Crisis Group, souligne que la présidence de Melania Trump ne semble pas signifier un changement de cap pour l'administration Trump vis-à-vis des Nations unies. Au contraire, il prédit que les événements militaires pourraient ternir cette initiative. Forti souligne également que les récentes frappes sur une école pour filles en Iran, causant plus de 100 morts selon des sources iraniennes, minent la crédibilité des États-Unis sur la question de l'éducation et de la paix.
Il devient problématique d'attendre des autres membres du Conseil qu'ils prennent au sérieux les déclarations américaines sur les enfants et la nécessité de conditions de paix, surtout après les événements tragiques en Iran, note-t-il.
De plus, pendant que les États-Unis sont en train de se retirer de initiatives clés au sein de l'ONU, comme l'UNESCO, ils ont également choisi de ne plus collaborer avec la représentante spéciale de l'ONU pour les enfants dans les conflits armés. Cette portée a conduit à des critiques sur leur engagement authentique envers les objectifs de paix.
Les paiements des États-Unis au budget de l'ONU, qui avaient souffert d'importants arriérés, ont enregistré un léger répit avec un paiement récent de 160 millions de dollars, mais leur dette totale reste significative, atteignant des milliards de dollars. Ainsi, alors que le débat sur une réforme de l'ONU se renforce, le rôle des États-Unis demeure central, mais encore contesté.







