Le dixième jour de la guerre au Moyen-Orient a été marqué par des frappes militaires continues des États-Unis et d'Israël, particulièrement en Iran et au Liban. Donald Trump a surpris l'opinion publique en annonçant, lors d'un entretien avec un journaliste de CBS, que le conflit était "quasiment" terminé, affirmant que l'Iran avait perdu toute capacité navale et aérienne ainsi que ses moyens de communication.
Dans un suivi, il a souligné que le conflit avançait plus vite que le délai prévu de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué antérieurement. À la suite de ses déclarations, le cours du pétrole a connu une chute significative sur les marchés, ce qui a permis de relancer la Bourse de New York, après une période de turbulences liées à la montée des prix due aux hostilités en cours.
Une porte-parole de la Maison Blanche a déclaré que le gouvernement avait mis en place une stratégie claire pour faire face aux fluctuations des prix de l'énergie, ajoutant que l'augmentation était temporaire. Avant cette chute, les prix du pétrole avaient dépassé les 100 dollars le baril pour la première fois depuis 2022, avec un pic à presque 120 dollars.
Le ministre français des Finances, Roland Lescure, a également mentionné que la France était prête à prendre des mesures pour stabiliser le marché, y compris l'utilisation de réserves stratégiques. Les discussions au G7 semblent se concentrer sur la nécessité de réponse collective à cette crise.
Parallèlement, lors d'une conversation avec le président russe, Vladimir Poutine a plaidé en faveur d'une résolution diplomatique rapide du conflit. Il a également déclaré que l'approvisionnement énergétique était un sujet essentiel à aborder, soulignant la nécessité de coopération internationale.
État d'alerte en Iran et en Turquie
Le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, a été critiqué pour son ascension au pouvoir, et la diplomatie israélienne a déclaré, "Sa main est déjà tachée de sang", faisant allusion à la continuité de la brutalité du régime iranien.
En réponse aux frappes militaires, le chef de l'État turc, Recep Tayyip Erdoğan, a averti que les actions de l'Iran risquaient de compromettre l'amitié entre les deux nations. Les tensions sont exacerbées par des tirs de missiles en provenance de l'Iran, une situation qui maintient la région en état d'alerte.
En Liban, les répercussions de ce conflit se font déjà sentir, avec le chef du Hezbollah, Mohamed Raad, jurant de continuer la lutte contre Israël à tout prix. Les frappes israéliennes ont causé 486 morts et plus de 1 300 blessés, selon le ministère de la Santé libanais.
Alors que l'Iran avertit que la sécurité dans le détroit d'Ormuz ne peut être garantie pendant la guerre, le contexte reste tendu, et les conséquences économiques et politiques du conflit continuent d'évoluer rapidement.







