Moins d'une semaine après le décès d'Ali Khamenei, décédé lors d'une opération militaire israélo-américaine, l'Iran a un nouveau leader. Le fils de l'ayatollah, Mojtaba Khamenei, a été élu par l'Assemblée des experts durant la nuit du dimanche au lundi.
La nomination semble déplaire au président américain Donald Trump, qui a déclaré le 9 mars qu'il "n'était pas content" de ce choix. Avant l'annonce officielle, Trump avait prédit que le nouveau guide suprême ne "tiendrait pas longtemps" sans le soutien des États-Unis.
Moscou lui assure de son soutien indéfectible
À l'opposé, Vladimir Poutine a exprimé publiquement le soutien indéfectible de la Russie envers Téhéran. "Je tiens à réaffirmer notre soutien indéfectible à Téhéran et notre solidarité avec nos amis iraniens", a-t-il déclaré dans un message, soulignant que la Russie demeurerait un partenaire fiable de l'Iran.
Réactions globales et diplomatie
À Pékin, le gouvernement chinois a souligné l'importance de respecter la souveraineté de l'Iran, qualifiant la nomination de Khamenei de décision constitutionnelle. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a ajouté que toute ingérence extérieure était inacceptable.
Sur le plan européen, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a conclu que la clé de la stabilité résidait dans les concessions majeures que l'Iran devait envisager. "Cette situation n'est pas uniquement une question de leadership, mais plutôt celle d'un changement radical de posture d'Iran face à la communauté internationale", a-t-il affirmé sur France Inter.
Âgé de 56 ans, Mojtaba Khamenei a été plébiscité par l'Assemblée des experts, organisme regroupant des membres du clergé chiite, qui le voit comme un garant des valeurs révolutionnaires de la République islamique. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a lui aussi promis que cette élection servirait à "renforcer l'unité nationale et la souveraineté" du pays.
La nomination a été saluée non seulement par les troupes militaires et polices iraniennes, mais également par de nombreuses milices armées soutenues par Téhéran, des Houthis au Yémen aux factions irakiennes, témoignant ainsi d'une volonté d'unité sur le plan intérieur.







