Le président américain a brandi la menace d'une réaction militaire plus violente contre l’Iran, notamment en cas d’entrave à la circulation pétrolière dans la région. Dans ce contexte, Ali Larijani, responsable du Conseil suprême iranien de sécurité nationale, a conseillé à Donald Trump de faire attention à sa position, lui rappelant que des ennemis précédents avaient échoué à défaire l'Iran. "Des puissants ont tenté d'éliminer la nation iranienne sans succès. Faites attention à ne pas être éliminé vous-même !" a-t-il déclaré sur son compte X, qualifiant les menaces de Trump de "vides".
Répondant aux propos de Trump, qui avait promis de frapper "beaucoup plus fort" l'Iran, Ali Mohammad Naini, porte-parole des gardiens de la révolution, a affirmé que les forces iraniennes étaient prêtes à bloquer les exportations de pétrole vers les "ennemis" jusqu'à nouvel ordre.
Le détroit d'Ormuz, qui représente environ 20 % des échanges mondiaux de pétrole, connait de fortes perturbations depuis le 28 février, date à laquelle la guerre a été relancée par des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran. L'analyste Emily Stromquist, du cabinet Teneo, a mis en lumière les implications de cette situation sur les marchés : "Les répercussions sur les marchés, la perturbation du détroit d'Ormuz et l'évolution des prix du pétrole influenceront sûrement la stratégie de Washington dans ce conflit". Ces tensions soulignent l'importance cruciale de cette voie maritime pour l'économie mondiale.







