Dans un contexte tendu, le chef de la police iranienne, Ahmad-Reza Radan, a lancé un avertissement cinglant : tout individu osant manifester contre le régime sera désormais considéré comme un « ennemi ». Cette déclaration survient alors que l'Iran est en proie à une nouvelle crise, marquée par des manifestations qui durent depuis douze jours.
« Si quelqu'un s'avance conformément aux souhaits de l'ennemi, nous ne le considérerons plus comme un simple manifestant, mais comme un ennemi. Et nous ferons subir à cet individu le même traitement qu'à un ennemi », a déclaré Radan lors d'une intervention diffusée par la télévision nationale Irib. Ces mots résonnent comme un écho préoccupant des récentes violences qui ont secoué le pays et qui ont déjà coûté la vie à plusieurs personnes.
De plus, les États-Unis, par la voix de leur président, Donald Trump, interviennent dans cette crise interne. Il a incité les Iraniens à prendre le pouvoir, rappelant le souvenir des manifestations de l'année précédente, où la répression avait été immédiate et sanglante. Les appels à l'action de Trump soulignent l'escalade des tensions entre le gouvernement iranien et ses citoyens.
L'avis des experts est partagé sur la stratégie de répression annoncée par le régime. Si certains voient là une tentative désespérée de maintenir le contrôle, d'autres estiment que cela pourrait provoquer un nouveau cycle de violence. Selon le politologue Ali Fathollah-Nejad, « en désignant les manifestants comme des ennemis, le gouvernement ne fait qu'attiser la colère populaire ». Les événements récents rappellent que la situation en Iran reste explosive et qu'une issue pacifique semble de plus en plus difficile à atteindre.







