La semaine dernière, la Hongrie a fait l’objet d’une vive controverse après avoir intercepté un convoi transportant une somme d'argent astronomique et des lingots d’or. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky n’a pas tardé à dénoncer cette action, qu'il qualifie de « banditisme ». Le convoi, cumulant près de 40 millions de dollars et 35 millions d’euros, ainsi que 9 kg d’or, a été saisi par les autorités hongroises alors qu'il circulait sur le sol hongrois.
Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, a ordonné un séquestre de 60 jours sur cette somme, afin que l'administration fiscale examine les possibles infractions, notamment envers le blanchiment d'argent. Cette décision a suscité des réactions véhémentes de la part de Kyiv.
Zelensky a exprimé sa colère face à la saisie, appelant les dirigeants européens à ne pas ignorer ce qu'il considère comme une agression. L'arrestation de sept Ukrainiens impliqués dans le transport de la cargaison, dont un ancien général des services secrets ukrainiens, a également été un point de friction.
Des tensions autour d’un oléoduc
Cette escalade verbale survient dans un contexte énergétique déjà compliqué. La Hongrie et la Slovaquie accusent l’Ukraine de retarder les réparations de l’oléoDuc Droujba, gravement endommagé lors d'une attaque supposée de drones russes. Cet oléoduc est crucial pour les livraisons de pétrole en provenance de Russie destinées à ces deux pays.
Mercredi, Gabor Czepek, ministre hongrois de l'Énergie, a annoncé qu'une délégation se rendrait en Ukraine pour rétablir le dialogue concernant la remise en service de cet oléoduc. Cependant, le porte-parole ukrainien, Gueorguiï Tykhy, a contesté le caractère officiel de cette mission, soulignant l'absence de statut formel pour le groupe en question. « Sur le territoire de l’Ukraine, ce groupe n’a aucune légitimité », a-t-il précisé, amplifiant ainsi la tension ambiante entre les deux nations.







