Paris (France) – Le trafic aérien dans les aéroports du Golfe demeure gravement affecté mercredi, au 12ème jour du conflit au Moyen-Orient, même si Dubaï et Doha commencent à retrouver une certaine activité, selon les données de la société Cirium.
Cette entreprise spécialisée dans le suivi du trafic aérien a rapporté qu'environ 46 000 vols ont été annulés depuis le 28 février, date de l'attaque israélo-américaine sur l'Iran, sur un total de 85 500 prévus. La réponse de la République islamique a touché des pays du Golfe, ciblant des installations militaires américaines ainsi que des infrastructures civiles, dont des aéroports.
Cependant, le taux d'annulations a montré des signes d'amélioration, passant de plus de 65 % au début de la guerre à 36,9 % mercredi, un chiffre encore à confirmer. En moyenne, le taux d'annulation s'établit autour de 54 % depuis le début des hostilités.
Après la fermeture initiale des espaces aériens, plusieurs ont commencé à rouvrir, en particulier aux Émirats Arabes Unis et temporairement au Qatar. Qatar Airways prévoit de reprendre 29 vols à partir de Doha jeudi, avec seulement 5 % de ses liaisons initialement programmées ayant décollé mercredi, selon les chiffres de Cirium.
A Dubaï, seulement 149 vols ont été réalisés sur 476, tandis qu'à Abou Dhabi, 34 sur 243 ont pu décoller. Les opérations aériennes à Bahreïn restent complètement suspendues.
Les grandes plateformes aériennes du Golfe, qui fondent leur modèle économique sur le transit international, subissent un coup dur. Dubaï, autrefois le deuxième aéroport mondial en termes de passagers, et Doha, rival de Hong Kong, voient leur activité réduite à néant, provoquant un effet boule de neige dans le transport aérien mondial. De nombreux passagers en Asie se retrouvent piégés suite à cette quasi-paralysie.
Pour contrer la situation, des compagnies aériennes telles que Lufthansa, Air France, Malaysia Airlines et Cathay Pacific intensifient leurs liaisons directes entre l'Europe et l'Asie, répondant ainsi aux exigences de connectivité dans des temps incertains.







