Dans une déclaration poignante diffusée sur la télévision d'État, Ahmad Donyamali, ministre iranien des Sports, a exprimé ses préoccupations quant à la participation de l équipe nationale au prochain Mondial, prévu du 11 juin au 19 juillet 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique. À la lumière des attaques israélo-américaines qui ont ciblé l'Iran, il a affirmé que « les conditions nécessaires à une participation n’existent pas ».
Le ministre a vivement critiqué ces frappes, évoquant la tragédie de la perte du Guide suprême, Ali Khamenei, suite aux bombardements. Il a déclaré : « Ce régime corrompu [les États-Unis] a assassiné notre leader. Les actions malveillantes qu’ils ont menées contre l’Iran nous ont coûté des guerres et des pertes humaines colossales. Nous ne pouvons certainement pas envisager une telle présence au Mondial. » Ces propos illustrent la gravité de la situation politique actuelle qui entoure l'équipe nationale, à peine qualifiée pour cette prestigieuse compétition.
De son côté, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a évoqué son entretien avec le président américain, Donald Trump, qui a assuré que l’équipe iranienne serait « bien accueillie » sur le sol américain. Dans son message, Infantino a ajouté: « Nous avons tous besoin d’un événement comme la Coupe du monde pour rassembler les gens, aujourd’hui plus que jamais. » Toutefois, la FIFA n'a pas encore réagi aux inquiétudes exprimées par le ministre Donyamali.
Tensions croissantes et incertitude
L’absence de l’Iran au récent sommet de planification de la FIFA à Atlanta, en Géorgie, renforce les doutes sur sa présence au tournoi. Donald Trump, dans une déclaration à Politico, a qualifié l'Iran de pays « très gravement affaibli » et a affirmé qu'il « s'en fichait » de la participation de sa sélection au Mondial. Un constat alarmant, qui témoigne d'une escalade dans le conflit.
Mehdi Taj, président de la Fédération de football de la République islamique, a quant à lui indiqué que la violence des frappes israélo-américaines menaçait l'avenir de l'équipe. Depuis sa qualification, l'Iran a attiré l'attention du monde avec ses performances, mais les défis actuels sont considérables. La Tim-e melli fait partie du groupe G, aux côtés de la Belgique, de l'Égypte et de la Nouvelle-Zélande, avec tous ses matchs programmés aux États-Unis. Si l'équipe iranienne et les États-Unis finissent respectivement à la deuxième place dans leurs groupes, ils pourraient se retrouver face à face lors des 16es de finale à Dallas, le 3 juillet.







