La police d'Oslo a procédé le 11 mars à l'arrestation de trois hommes, d'origine irakienne, en lien avec l'« attentat terroriste à la bombe » ayant visé l'ambassade américaine le week-end dernier.
Dans la nuit de samedi à dimanche, une explosion a causé des dommages au bâtiment de l'ambassade, bien que sans faire de blessés. Cet incident survient dans un contexte international tendu, alors que des frappes israélo-américaines sur l'Iran se poursuivent, incitant Téhéran à riposter.
Les trois hommes, âgés d'une vingtaine d'années, ont été appréhendés à Oslo. Selon les autorités, l'un des suspects serait l'auteur de la pose de l'engin explosif, tandis que les deux autres seraient complices. La police n'exclut pas d'éventuelles nouvelles arrestations dans les jours qui suivent.
Des hypothèses inquiétantes sur le mobile de l'attaque
Christian Hatlo, porte-parole de la police, a exprimé lors d'une conférence de presse que plusieurs pistes étaient à l'étude. « Nous ne pouvons pas écarter l'idée qu'il s'agisse d'une opération orchestrée par un acteur étatique, compte tenu de la cible et du climat sécuritaire mondial actuel », a-t-il déclaré. Cette analyse rejoint les évaluations des services de sécurité intérieure de Norvège (PST), qui considèrent l'Iran comme une menace potentielle pour le pays, pouvant recourir à des « acteurs par procuration ».
Par ailleurs, dans son récent rapport sur les menaces, le PST a noté que des réseaux criminels pourraient être impliqués dans de tels actes. Pour l’instant, aucun des suspects n’était répertorié dans les fichiers de la police.







