Le 20 février dernier, la police valaisanne a perquisitionné le domicile des propriétaires du Constellation, où un incendie tragique avait causé la mort de 41 personnes et blessé 115 autres lors du Nouvel An. Cette opération, pourtant cruciale, a révélé une omission préoccupante : une facture essentielle, signalée par Jacques Moretti, a été négligée par les enquêteurs.
Bien que cet élément puisse sembler secondaire face à l'ampleur du drame, il suscite l'indignation de plusieurs avocats représentant les victimes. Lors de la perquisition, les forces de l'ordre ont indéniablement raté un document crucial : la facture de la "mousse acoustique pyramidale" installée en 2015 au plafond du bar. Cette mousse, ayant pris feu en raison de feux de bengale, a été identifiée comme le point de départ du sinistre mortel.
À la remise de la facture, Jacques Moretti a précisé qu'elle se trouvait "sur la table du séjour dans un porte-document contenant des échanges avec ses avocats". Malheureusement, les enquêteurs ont omis de vérifier le contenu de ce porte-document, ce qui engendre des suspicions sur la rigueur de leur enquête.
Cette négligence soulève des interrogations quant à la compétence des autorités judiciaires suisses, déjà critiquées pour la lenteur de leur intervention. En effet, la perquisition, qui s'est déroulée presque deux mois après l'incendie, a permis aux propriétaires de potentiellement dissimuler des éléments à charge, une allégation qu'ils contestent fermement. Comme l'indiquent plusieurs observateurs, cette situation met en lumière des préoccupations majeures concernant la transparence et l'efficacité des enquêtes criminelles en Suisse.
Alors que la pression monte sur les autorités, des experts en droit mettent en garde contre une perte de confiance du public envers l’appareil judiciaire. Le débat sur la gestion de cette enquête tragique ne fait donc que commencer, alors que les familles des victimes attendent toujours des réponses.







