Les automobilistes peuvent enfin souffler. Le gouvernement a sollicité les distributeurs de carburants pour qu'ils mettent en place des réductions significatives des prix à la pompe. Selon un communiqué gouvernemental, ces baisses pourraient atteindre entre 10 et 30 centimes par litre.
Cette initiative fait suite à un contrôle rigoureux de plus de 500 stations-service et au déblocage de stocks stratégiques pour contrer la hausse des prix. Lors d'une réunion avec les ministres Roland Lescure, Serge Papin et Maud Bregeon, il a été convenu que certains distributeurs appliqueraient des plafonnements de prix.
Le ministère de l'Économie, tout en précisant qu'aucune mesure définitive n'était encore mise en œuvre, a souligné l'importance de la coopération entre le gouvernement et les acteurs du marché. Un porte-parole a déclaré : "Nous observons attentivement l'évolution des comportements pour déterminer les mesures nécessaires. Les engagements pris aujourd'hui témoignent d'une volonté de responsabilité sanitaire et économique."
Des prix qui font "du yoyo"
Avant cette réunion, TotalEnergies a décidé de maintenir un plafond de 1,99 euro par litre pour l'essence, mais a relevé le plafond à 2,09 euros pour le gazole. Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, a indiqué que les distributeurs étaient affectés par les fluctuations des prix des produits raffinés : "Notre marge de distribution atteint des niveaux historiquement bas," a-t-il affirmé, tout en garantissant que les prix à la pompe allaient « nettement baisser » ces prochains jours.
Anticipant également une baisse, Michel-Edouard Leclerc a mentionné une diminution de 30 centimes par litre d'ici à vendredi, rappelant que les prix des carburants continuaient de fluctuer. Francis Pousse, président de Mobilians, représentant 5 800 stations-service, a cependant mis en garde : "Nous sommes soumis à l'économie de marché, et il n'existe pas de solution magique pour stabiliser les prix."







