Nous faisons le point sur les évolutions économiques mondiales, au 13e jour du conflit.
Pétrole : des prix en hausse continue
Le cours du pétrole poursuit sa montée, malgré l'intervention de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui active ses réserves stratégiques.
Le baril de Brent a atteint 99,02 dollars, un bond de 7,65%, tandis que le WTI s'affiche à 94,52 dollars, en hausse de 8,33%. L'intensification du conflit, notamment la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, alimente les inquiétudes d'un retour de l'inflation à l'échelle mondiale.
Des marchés boursiers sous pression, Paris en légère baisse
Cette hausse des prix du pétrole entraîne une nouvelle dépréciation des indices boursiers, Paris clôturant dans le rouge. Le CAC 40 a perdu 0,71%, consolidant une tendance déjà marquée par les préoccupations inflationnistes et l'augmentation des taux d'intérêt de la dette française, au plus haut depuis 2011.
Andreas Lipkow, analyste chez CMC Markets, souligne : "Les investisseurs restent déconcertés par les événements au Moyen-Orient et leurs effets sur le marché pétrolier." Les Bourses européennes, de Milan à Londres, affichent également des pertes, tandis que Wall Street commence sa journée de manière morose.
TotalEnergies suspend 15% de sa production mondiale
Le groupe TotalEnergies a signalé une suspension de 15% de sa production mondiale de pétrole et de gaz, affectée par le conflit dans le Golfe, notamment au Qatar, en Irak et aux Émirats arabes unis. Toutefois, l'entreprise évoque un prix du pétrole plus élevé pour compenser partiellement cette perte.
Augmentation des tarifs chez Air France et KLM
Face à la flambée des prix pétroliers, Air France et KLM annoncent une hausse des tarifs pour les vols long-courriers. En classe économique, les passagers devront s’acquitter d’un supplément de 50 euros pour un aller-retour, en réponse à l'augmentation des coûts de carburant causée par le contexte géopolitique.
Impaire sur l'approvisionnement mondial en pétrole
L'AIE alerte sur une réduction de l'approvisionnement mondial en pétrole de 7,5% dû au blocage du détroit d'Ormuz, par où transite normalement 20% des exportations mondiales. Selon leurs projections, la production mondiale pourrait tomber à 98,8 mb/j, le plus bas depuis 2022.
L'Organisation maritime internationale appelle à une réunion extraordinaire
L'OMI se réunira les 18 et 19 mars pour évaluer les impacts de la guerre sur la sécurité maritime, en particulier dans le détroit d'Ormuz, suite à des demandes émanant de plusieurs États membres.
Tensions autour du détroit d'Ormuz : promesses iraniennes
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont réaffirmé leur intention de maintenir le détroit d'Ormuz fermé, suivant les directives de leur nouveau leader. L'impact potentiel de ces déclarations suscite des inquiétudes quant à l'avenir des approvisionnements pétroliers dans la région.
Chine : contrôle renforcé des exportations de pétrole raffiné
Selon Bloomberg, la Chine resserre son contrôle sur les exportations de pétrole raffinés, face aux conséquences que la guerre pourrait avoir sur son économie. Des annulations de cargaisons ont déjà été signalées.
Réactions du gouvernement français
Les autorités françaises tentent de rassurer les agriculteurs sur les prix des engrais et carburants, sans plan pour encadrer les prix, malgré la flambée actuelle. Les ministres de l'Énergie et de l'Agriculture ont mis en garde contre tout abus dans cette période délicate.
Évaluation des pertes économiques
Enfin, des estimations révèlent que les États-Unis ont engagé plus de 11 milliards de dollars lors des premiers jours de la guerre, un chiffre qui pourrait grimper davantage dans les semaines à venir.







