Installée en tant que première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin a mis en avant l'« indépendance » de cette institution au sein d'un discours marquant.
Vendredi dernier, lors d'une cérémonie empreinte de solennité, Amélie de Montchalin a prêté serment, devenant la première femme à présider la Cour des comptes, une réalisation historique pour cette institution vénérable. Elle souligne que sa priorité sera de garantir l'autonomie de la Cour, ceci après des interrogations sur des possibles conflits d'intérêts liés à sa précédente fonction ministérielle. Plusieurs figures politiques, dont Emmanuel Macron et plusieurs ministres, étaient présentes pour ce moment symbolique.
Une promesse d'intégrité
Dans son allocution, l'ancienne ministre a exprimé que sa première tâche serait de cimenter l'indépendance de la Cour comme le fondement de la démocratie. Elle a également souligné l'importance de la probité parmi les membres de l'institution, déclarant que l'intégrité de la Première présidente est cruciale pour susciter la confiance du public. En réponse aux préoccupations soulevées lors de sa nomination, elle a déclaré : « Dès mon entrée en fonctions, j’ai remis ma déclaration d’intérêts au collège de déontologie. » Elle a aussi mentionné que les recommandations pour assurer l'intégrité de la Cour s'appliqueront avec rigueur. Le ministre de l'Économie, dans des propos rapportés par La Nouvelle République, a justifié son choix en arguant qu'Amélie de Montchalin dispose d'une expérience suffisante pour apporter un regard neuf et impartial sur les questions budgétaires, même si des voix s'élèvent au sein de l'opposition pour dénoncer un potentiel conflit d'intérêts.







