Les droits humains en Iran continuent d'être un sujet de préoccupation. Le 14 mars, des médias iraniens ont révélé que deux joueuses de football de l'équipe nationale féminine, ayant participé à la Coupe d'Asie en Australie, ainsi qu'un membre du staff, ont retiré leur demande d'asile dans ce pays.
Initialement, sept membres de la délégation, dont six joueuses, avaient sollicité refuge en Australie après avoir été qualifiés de « traîtresses en temps de guerre » pour avoir refusé de chanter l'hymne national, en pleine tension entre l'Iran et les États-Unis, ainsi qu'Israël.
Selon des rapports, une première joueuse avait déjà retiré sa demande, rejoignant ainsi le reste de l'équipe, qui retourne en Iran via la Malaisie. La télévision d'État IRIB a par la suite annoncé que « deux joueuses et un membre du staff technique » avaient également décidé de renoncer à leur asile et s'acheminaient vers la Malaisie. Des images ont été diffusées, montrant ces femmes, vêtues du hijab, en instance d'embarquement.
Accusations de pression sur les athlètes
Les autorités australiennes affirment que la première joueuse à avoir annulé sa demande a révélé la localisation des autres, contraignant celles-ci à modifier leur lieu de sécurisation. Les organisations de défense des droits humains, telles qu'Amnesty International, dénoncent régulièrement ces pressions exercées par le régime iranien sur les athlètes à l'étranger, qui subissent des menaces allant jusqu'à des chantages concernant leurs proches.
Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a salué le courage de ces femmes et a promis de les accueillir chaleureusement, tout en mettant en lumière la complexité d’une telle situation. En réaction, le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a exprimé des doutes quant à la participation de l'équipe masculine à la Coupe du Monde prévue cet été aux États-Unis, au Mexique et au Canada.







