Au milieu d'une guerre en Iran qui continue de s'intensifier, Donald Trump a récemment exhorté d'autres pays à déployer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d'Ormuz, une voie maritimes cruciale. Le conflit, qui entre dans sa troisième semaine, n'a montré aucun signe d'apaisement.
Le 28 février, une opération militaire conjointe des Etats-Unis et d'Israël a entraîné la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, déclenchant une escalade des tensions. Le détroit, par lequel passe 20% de la production mondiale de pétrole, est maintenant presque totalement bloqué par l'Iran, ce qui provoque une flambée des prix du pétrole.
Les hostilités se poursuivent, chaque partie menant des attaques et échangeant des déclarations provocatrices. Selon les autorités locales, le nombre de victimes s'élève à plus d'un millier, principalement en Iran. "De nombreux pays vont envoyer des navires de guerre, en collaboration avec les Etats-Unis, pour maintenir le détroit ouvert et sûr", a déclaré Trump sur sa plateforme Truth Social.
Il a également exprimé l'espoir que des nations telles que la Chine, la France, le Japon et le Royaume-Uni collaborent dans cet effort. Pendant ce temps, les Etats-Unis continuent leurs frappes sur les côtes iraniennes, avec un objectif clair de détruire les capacités militaires de l'Iran.
Trump a affirmé que l'armée américaine avait "complètement détruit" des cibles militaires sur l'île de Kharg, le principal terminal d'exportation de pétrole brut de l'Iran. Bien qu'une série d'explosions ait été entendue sur l'île, aucune infrastructure pétrolière n'a été endommagée, selon l'agence de presse Fars.
L'administration Trump semble déterminée à poursuivre les frappes contre les infrastructures pétrolières iraniennes, menaçant Téhéran de frappes plus sévères si la sécurité dans le détroit n'est pas rétablie. Téhéran a répondu par des menaces de destruction des installations pétrolières américaines dans la région, augmentant encore les tensions.
Sina Toossi, analyste au Centre pour la politique internationale à Washington, constate que malgré les assauts sur Kharg, l'Iran dispose encore de ressources. L'Iran pourrait potentiellement cibler d'autres installations énergétiques dans le Golfe, augmentant ainsi le risque d'un choc pétrolier. Le prix du pétrole Brent a déjà connu une augmentation de 42% depuis le début des hostilités.
Le ministre israélien de la Défense a déclaré que le conflit était entré dans une phase décisive, avec des frappes désormais touchant même Jérusalem. Pendant ce temps, l'ambassade américaine à Bagdad a été frappée pour la deuxième fois, illustrant l'implication croissante de plusieurs pays dans cette crise régionale.
En réponse aux tensions croissantes, l'Iran a averti les populations des Emirats arabes unis de se tenir à l'écart des ports, affirmant que les installations militaires ennemies s'y trouvaient. Des attaques ont déjà eu lieu au Qatar, avec l'interception de deux missiles.
Le Président Trump a évoqué une possible victoire sur l'Iran, affirmant que le pays était "totalement vaincu" et prêt à négocier. Pourtant, la réalité sur le terrain reflète un conflit qui pourrait s'intensifier pour une durée indéfinie.
Les militaires américains prévoient d'envoyer des renforts, tandis qu'Israël continue ses bombardements contre des cibles présumées liées à l'Iran, notamment le Hezbollah au Liban, où les frappes ont fait des milliers de victimes et de déplacés.
Les citoyens, comme Hanadi Hachem, expriment leur désespoir face à cette situation chaotique, craignant pour leur sécurité à chaque instant.







