Au milieu d'un contexte de conflit croissant, trois membres de l'armée libanaise ont été tués lors de frappes israéliennes, mardi, visant principalement la banlieue sud de Beyrouth, près de l'aéroport international. Bien que l'armée libanaise s'efforce de rester en dehors des hostilités entre le Hezbollah et Israël, ces attaques marquent une escalade inquiétante.
Selon les chiffres récents, les frappes israéliennes ont causé depuis le début des opérations militaires la mort de 912 personnes, incluant 111 enfants. Les autorités estiment également qu'un million de personnes ont été déplacées, représentant plus de six pour cent de la population du Liban, comme rapporté par Le Monde.
Des sources militaires ont précisé que les soldats tués avaient terminé leur service actif. Le président libanais, Joseph Aoun, a condamné ces frappes, soulignant qu'elles compromise les efforts pour renforcer l'autorité de l'État face à l'influence du Hezbollah.
En addition à la perte de vie, des frappes ont également touché la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah. Une attaque dans la zone proche de l'aéroport a fait un mort et neuf blessés, bien que l'Autorité de l'aviation civile ait affirmé que l'aéroport restait opérationnel.
Des organisations humanitaires tirent la sonnette d'alarme. Jihan Kaisi, directrice d'une ONG à Saïda, fait état de centres d'accueil saturés, indiquant que son établissement ne peut plus accueillir de nouveaux déplacés. "Nous ne pouvons pas accepter de nouvelles demandes," a-t-elle déclaré, précisant que les enfants et familles continuent d'affluer vers des zones moins touchées par les combats.
Sur le plan militaire, Israël a intensifié ses opérations terrestres, déclarant vouloir protéger ses citoyens des attaques du Hezbollah. Ce dernier, de son côté, a revendiqué plusieurs opérations contre des positions israéliennes. Dans ce climat de tension, les pays européens, dont la France, ont exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences humanitaires d'une éventuelle escalade du conflit.
Les experts s'accordent à dire que cette situation pourrait mener à un conflit prolongé si aucune mesure efficace n'est prise pour apaiser les tensions. Les récents propos du ministre israélien de la Défense, mettant en exergue que les déplacés du sud du Liban ne retourneraient pas tant que la sécurité ne serait pas garantie, ajoutent à cette inquiétude.







