Quatre mineurs ont été placés en garde à vue en lien avec une série d'agressions homophobes survenues récemment en Nord-Gironde. Le parquet de Libourne a confirmé que sept victimes ont été identifiées dans cette affaire, qui suscite une grande inquiétude au sein de la communauté locale.
Les incidents, qui ont débuté le 6 mars, impliquent un modus operandi troublant : les agresseurs, déguisés et attendant leurs victimes dans des lieux isolés, utilisaient l'application de rencontre gay Grindr pour piéger des hommes dans la trentaine. Le premier cas enregistré a eu lieu à Blaye, où un homme de 37 ans a été attaqué lors d'un rendez-vous supposé galant et a réussi à s'enfuir malgré les coups reçus.
Les violences se sont poursuivies avec des agressions dans des villes comme Saint-Ciers-sur-Gironde et Bourg-sur-Gironde, le même scénario se répétant nuit après nuit. Au total, sept hommes ont été victimes de cette série d'agressions, et les gendarmes continuent de rechercher d'autres personnes qui pourraient être impliquées.
Les enquêteurs ont identifié un faux profil récurrent sur Grindr, destiné à attirer les utilisateurs vers ces rencontres dangereuses. Les quatre jeunes interpellés, âgés de 14 à 16 ans, ont été relâchés sous conditions, mais les investigations sont loin d'être terminées. Selon des sources, les forces de l'ordre comptent analyser des vidéos capturées durant les agressions, que les auteurs eux-mêmes avaient filmées pour se vanter de leurs actes violents.
Cette vague d'agressions a provoqué une onde de choc dans la communauté LGBTI, qui appelle la société à rester vigilante face à la montée de l'homophobie. Des experts comme Jean-Marc S. de la Fondation des Droits de l'Homme rappellent l'importance de soutenir les victimes et de promouvoir l'égalité des droits pour tous, indépendamment de leur orientation sexuelle.







