Une attaque violente a secoué la municipalité de Noisiel en Seine-et-Marne lundi soir, lorsque des tirs de mortiers d’artifice ont été dirigés sur les locaux de la police municipale. Cet incident s'est produit à la suite d'interpellations liées au narcotrafic, comme l'a annoncé le procureur de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, qui a ouvert trois enquêtes en réponse.
D'après le parquet, ces troubles ont résulté de l'arrestation de trois jeunes hommes âgés de 18 à 23 ans, dont deux sont accusés d'avoir enfreint des interdictions de paraître en rapport avec des affaires de narcotrafic, tandis que le troisième est suspecté de provocation à la rébellion.
Un groupe d'une trentaine de personnes s'est rassemblé devant le poste de police vers 23 h 10. Les agents ont été la cible de projectiles, bien que par chance, aucun blessé n'ait été signalé. Plusieurs individus ont tenté de forcer l'entrée des locaux, dégradant au passage le portail. Des renforts de la police nationale ont également été pris pour cible, un véhicule de service ayant subi des dommages.
Au total, quatre individus ont été arrêtés : trois mineurs de 15 ans et un homme de 35 ans, accusés de participation à un attroupement armé, ainsi que de violences sur des représentants de l'autorité publique et de dégradations. Deux enquêtes visent principalement les infractions liées aux interdictions de paraître et aux provocations à la rébellion.
Une troisième enquête a été ouverte concernant l'interpellation d'un homme qui « suscite des doutes sur sa légitimité », a précisé le procureur. Une vidéo de l’incident, largement diffusée sur les réseaux sociaux et relayée par le député LFI Thomas Portes, montre une intervention policière jugée brutale. Cette scène a suscité l'attention de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), qui mène ses propres investigations.
Face à la polémique, Jean-Baptiste Bladier a tenu à rassurer : le suspect filmé lors de son arrestation a été examiné par un praticien hospitalier, qui a déclaré son état compatible avec une garde à vue. Le procureur a également noté qu'il n'existe pas d'informations sur des individus hospitalisés suite aux événements de Noisiel.







