Cinq individus, soupçonnés d'avoir planifié un guet-apens contre un homme endetté dans le cadre d'un trafic de stupéfiants, doivent comparaître devant le tribunal correctionnel de Dijon en mai prochain. Cette affaire troublante remonte à juillet dernier à Montbard, où l'homme a été brutalisé pour des raisons liées à sa dette (Le Parisien).
Tout a commencé le 16 juillet. Les gendarmes retrouvent un homme blessé sur la voie publique. Il évoque une agression menée par des individus masqués, armés de barres de fer, qui l'auraient roué de coups avant de tirer un coup de feu et de s’évanouir à bord de son propre véhicule.
Une « organisation bien orchestrée »
Selon les enquêteurs, cette affaire serait le résultat d'une « organisation bien orchestrée » de l'agression, motivée par une dette de drogue. Des éléments trouvés sur les lieux, comme un étui de calibre 9 mm, corroborent cette théorie.
Plusieurs heures après l'incident, la voiture de la victime est retrouvée à Talant, à 70 kilomètres de là. Face à la gravité de l'affaire, une enquête est ouverte sous la direction de la section de recherches de Dijon, assistée par la Brigade de recherches de Montbard.
Une arme similaire retrouvée
Le 10 mars dernier, une opération de grande envergure est réalisée, mobilisant 80 gendarmes, aboutissant à l'interpellation de sept individus. Lors de perquisitions, les forces de l'ordre retrouvent une cagoule, un pistolet Glock, des munitions correspondant à celles utilisées lors de l’agression de juillet, ainsi que plus de 4 kilogrammes de résine de cannabis et 300 grammes de cocaïne, entre autres. Une somme de 7 000 euros en numéraire et une montre de luxe d'une valeur de plus de 10 000 euros ont également été saisies.
À l'issue des gardes à vue, cinq des sept suspects sont traduits en justice, et leurs comparutions immédiates sont fixées à mai. Ils sont accusés d'enlèvement, de séquestration et extorsion en bande organisée, ainsi que de violences avec arme en réunion. Trois d'entre eux sont en détention provisoire, tandis que deux autres sont sous contrôle judiciaire.







