La situation en Iran et au Moyen-Orient continue de peser lourd sur le marché du pétrole. Ce mardi matin, à l'ouverture des échanges, le prix du baril a enregistré une hausse de plus de 5 %. Après une légère baisse précédemment, les craintes liées à l'approvisionnement en brut demeurent, accentuées par des attaques récentes contre des installations énergétiques cruciales dans la région.
Au petit matin, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a gagné 5,16 % pour s'établir à 98,32 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, a progressé de 4,67 % à 104,88 dollars. En milieu de matinée, les cours se sont légèrement calmés, affichant des hausses plus modérées autour de 1,5 % à 2 %.
Parmi les installations visées, la zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, située sur la côte est des Émirats arabes unis, a été touchée par une attaque de drones, entraînant un incendie, selon les autorités. Ce site, qui a déjà subi les conséquences d'une attaque similaire la veille, a conduit la compagnie nationale pétrolière Adnoc à suspendre temporairement ses opérations de chargement.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole mondial et presque autant de gaz naturel liquéfié, demeure sous la menace iranienne. Par ailleurs, l'Irak a complètement arrêté ses exportations d’or noir, aggravant ainsi la crise.
D’importantes conséquences macroéconomiques
Au-delà des prix, cette situation engendre des répercussions économiques notables. Les banques centrales, y compris la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne, se réunissent cette semaine afin d'évaluer les impacts des tensions géopolitiques sur l'économie mondiale. Éric Dor, professeur à l'école de commerce IESEG, souligne que « les conditions qui entourent cette réunion de politique monétaire sont absolument sans précédent ». Il ajoute que « la crise énergétique redéfinit les enjeux inflationnistes et remet en question la pertinence des données récentes sur l'économie ». Ces événements soulignent l’interdépendance entre la géopolitique et l’économie mondiale.







