L'immense champ gazier de South Pars/North Dome, qui alimente environ 70 % des besoins en gaz naturel de l'Iran, a récemment été frappé par une attaque conjointe d'Israël et des États-Unis. Cette escalade militaire a suscité de vives réactions, notamment de la part du Qatar.
Le ministère qatari des Affaires étrangères a vivement condamné ces frappes, qualifiant cette action de "dangereuse et irresponsable". Dans un message relayé sur X, le porte-parole Majed al-Ansari a souligné que "cibler les installations énergétiques est une menace sérieuse pour la sécurité énergétique mondiale, ainsi que pour la sécurité des peuples de la région".
Cette frappe a eu lieu sur un site vital situé dans le Golfe, provoquant un incendie important dans les installations. Selon des sources médiatiques, des équipes de secours ont été rapidement dépêchées sur place pour éteindre le feu. La télévision d'État iranienne a rapporté que cette attaque a été menée par des "forces américano-sionistes".
Le champ gazier de South Pars/North Dome est considéré comme la plus grande réserve de gaz connue au monde, et il est exploité par l'Iran depuis la fin des années 1990, en collaboration avec le Qatar. Cette réserve est cruciale non seulement pour l'Iran, mais également pour l'équilibre énergétique de la région. Des experts en géopolitique, notamment ceux cités par France 24, soulignent que telles attaques ravivent les tensions existantes, rendant toute perspective de paix plus difficile.
Lors de la guerre de juin 2025, des frappes similaires avaient déjà ciblé des installations de ce site, indiquant un schéma d'escalade récurrent qui pousse les gouvernements à revoir leurs politiques sécuritaires. À un moment où le monde fait face à des défis énergétiques majeurs, chaque nouvelle attaque soulève des questions sur la stabilité géopolitique de la région.







