Afin de minimiser l'impact économique de la guerre au Moyen-Orient sur le portefeuille des consommateurs, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a partagé, le 20 mars, une série de recommandations éprouvées.
Trois semaines après le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, les citoyens ressentent encore les effets de l'envolée des prix des hydrocarbures. Dans un contexte de crise prolongée, l'AIE a élaboré dix suggestions pour diminuer la consommation de pétrole. Ces conseils, jugés efficaces dans différents environnements, sont détaillés dans son dernier rapport.
Télétravail, covoiturage, cuisson à l'électricité...
L'AIE souligne que les gouvernements, les entreprises et les particuliers peuvent contribuer à "réduire les conséquences économiques" du conflit sur "les consommateurs". Parmi les premières recommandations figure la promotion du télétravail lorsque cela est possible. De plus, il est suggéré de réduire la vitesse sur autoroute de 10 km/h pour minimiser la consommation de carburant. L'utilisation accrue des transports en commun, le covoiturage et un système de circulation alternée dans les grandes agglomérations sont également encouragés. En complément, d'autres conseils incluent une conduite fluide, éviter l'utilisation de GPL pour le transport de marchandises, limiter les voyages en avion, privilégier la cuisson électrique et optimiser la consommation d'hydrocarbures, particulièrement pour les industries.
"Sans résolution rapide" du conflit au Moyen-Orient, "les répercussions sur les marchés de l'énergie et l'économie pourraient s'aggraver", avertit Fatih Birol, le directeur exécutif de l'AIE. Pour atténuer la hausse des prix, les pays membres de l'AIE ont récemment libéré 400 millions de barils de pétrole de leurs réserves stratégiques. Ce déblocage sans précédent vise à "compenser la perte d'approvisionnement liée à la fermeture du détroit d'Ormuz", explique Fatih Birol. Ces mesures sont essentielles pour naviguer dans une période de crise énergétique mondiale.







