Ce samedi, des foules impressionnantes, incluant des célébrités comme Bruce Springsteen et Robert De Niro, ont marché à travers les États-Unis sous le slogan à fort impact : « Pas de rois, pas d’ICE, pas de guerre ». Les manifestations se sont étendues à des villes comme Minneapolis, Philadelphie et Boston, où les participants ont brandi des pancartes exprimant leur mécontentement concernant les politiques anti-immigration et les engagements militaires de l’administration Trump, en particulier dans le contexte récent du Moyen-Orient.
Le mouvement « No Kings » a annoncé un chiffre record de huit millions de manifestants répartis sur plus de 3 300 événements à travers le pays. Ce chiffre représente une augmentation significative par rapport aux mobilisations précédentes, témoignant ainsi d’une dynamique croissante de contestation contre la présidence Trump. Si les organisateurs avancent ces chiffres, les autorités américaines, elles, n’ont pas fourni d’évaluations officielles.
Les manifestants, arborant des signes de paix et des slogans antiguerre, ont su capturer l’attente d’un tournant politique alors que les élections de mi-mandat se profilent. Cette mobilisation a fait l'objet d'une attention particulière, notamment par les médias internationaux.
Les préoccupations pour la démocratie US sont exprimées avec force. « Nous pensons que la Constitution est sous menace. La situation actuelle est tout simplement inacceptable », a déclaré Marc McCaughey, un vétéran présent à Atlanta. D'autres participants, comme Robert Pavosevich, ont critiqué fermement Donald Trump, arguant qu'il s'agit d'un président qui ment constamment.
À New York, Robert De Niro a ouvert la marche, mettant en lumière les dangers que représente l'administration actuelle pour les libertés fondamentales. « Il faut l’arrêter », a-t-il déclaré. Des manifestations similaires ont également eu lieu à l'international, avec des rassemblements à Rome, Amsterdam, Madrid, et Athènes, en solidarité avec les manifestants américains.
Minneapolis, qui a récemment été au cœur de l'initiative anti-immigration, a servi de point focal pour ce mouvement, où Bruce Springsteen a interprété une chanson en hommage à des victimes des politiques migratoires.
En parallèle, des figures politiques, comme Bernie Sanders, ont appelé à la résistance contre ce qu'ils perçoivent comme une dérive autoritaire. La foule a acclamé des discours jugeant Trump incompétent, et nombreux sont ceux qui croient fermement qu’un changement de pouvoir est imminent.
Des manifestants ont également dénoncé la guerre au Moyen-Orient, soulignant le rôle controversé de Trump dans cette escalade sans l'appui du Congrès. « Si l’on consulte les sondages, on voit un revirement possible, a remarqué Gina Bilotta-Racelis. Les choses vont changer, c’est inévitable. »







