Mardi, des représentants de l'Union européenne ont commémoré le massacre survenu en 2022 à Boutcha, un événement tragique près de Kiev, tout en réaffirmant leur engagement à soutenir l'Ukraine face à l'agression russe. Cette visite s'inscrit dans un contexte délicat, marqué par le blocage du prêt européen crucial pour le pays.
Des responsables provenant de plusieurs États membres, notamment l'Allemagne, l'Italie, la Pologne, la Roumanie, l'Irlande, la Suède, la Bulgarie et des pays baltes, ont participé à cette commémoration, sous l'égide de Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne.
Lors de son discours au mémorial dédié aux victimes, Mme Kallas a souligné l'importance d'engager des poursuites judiciaires contre les responsables de ces "crimes de guerre" afin de construire une paix durable et juste en Ukraine. "Nous exigeons la création d'un Tribunal spécial pour le crime d'agression russe", a-t-elle affirmé.
Ce Tribunal, proposé dans le cadre du Conseil de l'Europe, a pour objectif de traduire en justice les responsables politiques et militaires qui ont opté pour l'usage de la force armée contre l'Ukraine, complétant ainsi le travail de la Cour Pénale Internationale.
Les forces russes sont accusées d'avoir commis d'atroces crimes de guerre à Boutcha, où des dizaines de civils ont été retrouvés tués sommairement à la fin mars 2022, après la reprise de la ville par les forces ukrainiennes.
Une réunion ultérieure est prévue à Kiev avec les responsables européens présents. Selon le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, cette réunion traitera de "la situation sur le champ de bataille, de la sécurité énergétique et du parcours de l'Ukraine vers l'UE".
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a souligné que cette rencontre visait à clarifier la situation sur le terrain afin de "maximiser le soutien européen à l'Ukraine dans les domaines militaire, énergétique et des infrastructures".
Cependant, en pleine campagne électorale, le Premier ministre hongrois Viktor Orban continue de bloquer un prêt de 90 milliards d'euros de l'UE à l'Ukraine. Ces fonds sont essentiels pour le pays, dont 60 milliards doivent servir à soutenir l'effort militaire face à l'invasion russe massive de 2022.







