Dans son discours prononcé le 2 avril, Donald Trump a averti l'Iran qu'il pourrait être soumis à des bombardements jusqu'à l'anéantissement. En réponse, Téhéran a déclenché plusieurs attaques de missiles ciblant Israël, marquant une escalade inédite des tensions dans la région.
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La réaction immédiate de l'Iran à ce discours martial a été d'effectuer des frappes sur la banlieue de Tel Aviv durant la nuit du 1er au 2 avril. Les rapports des services de secours ont fait état de quatre blessés légers, tandis que d'autres victimes ont été signalées suite à des tirs de roquettes attribués au Hezbollah. Parmi les images diffusées, on peut voir le général Amir Hatami, chef de l'armée iranienne, en réunion avec des hauts responsables militaires, martelant que l'Iran n'hésitera pas à agir avec force.
"Cette guerre continuera jusqu'à votre humiliation et votre capitulation", a déclaré Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du commandement militaire iranien, ajoutant une note alarmante à cette dynamique déjà tendue. Dans son allocution, Donald Trump a également justifié son offensive, la qualifiant de "conforme aux plans". Il a promis d'intensifier les frappes contre l'Iran dans les deux à trois semaines à venir, déclarant : "Nous allons les ramener à l'âge de pierre".
L'Europe pointée du doigt
Au milieu de ses déclarations, Trump a critiqué les pays européens pour leur manque d'engagement dans la sécurisation du détroit d'Ormuz, zone stratégique pour le transport pétrolier. "Les nations du monde qui dépendent de ce passage doivent prendre des mesures pour le protéger", a-t-il insisté, insinuant une responsabilité collective sans équivoque.
Malgré le ton agressif de son discours, Trump n'a pas évoqué un éventuel déploiement de troupes au sol, soulevant des interrogations sur la stratégie militaire des États-Unis dans la région. Par ailleurs, l'armée américaine a partagé des images du navire d'assaut amphibie Tripoli, déployé au Moyen-Orient avec 3 500 Marines à son bord. Les frappes sur l'Iran se poursuivent, avec des attaques signalées dans la région d'Ispahan et une dénonciation par Téhéran d'une attaque sur l'Institut Pasteur, causant des dégâts significatifs.







