Le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, s’est exprimé sur franceinfo ce jeudi, affirmant qu’il pourrait représenter une « solution » pour la gauche en vue de l’élection présidentielle de 2027. Toutefois, il a souligné que se prononcer trop tôt serait « indécent ».
Lors de cette intervention, Bouamrane a insisté sur la nécessité d’un « maximum de rassemblement » alors que la situation politique actuelle semble chaotique. « Sans tabou, sans l’hésitation qui en frôle la pudibonderie, je peux être une solution », a-t-il déclaré, tout en prenant soin de nuancer ses ambitions.
Un leader contesté au sein du PS
Le maire de Saint-Ouen ne cache pas son opposition à Olivier Faure, le leader du Parti socialiste, qu’il a appelé à quitter ses fonctions suite aux récents échecs dans les urnes. Bouamrane estime que le PS est en retard, précisant : « On passe notre temps dans des conclaves et on ne fait pas rêver. » Ses propos rejoignent ceux du politologue Jean-Yves Camus, qui a analysé que la gauche doit impérativement sortir de son immobilisme pour attirer de nouveaux électeurs.
À gauche, la compétition pour 2027 s’intensifie, avec plusieurs personnalités qui se sont déjà déclarées, telles que le socialiste Jérôme Guedj et l'écologiste Marine Tondelier. D’autres candidats potentiels incluent les ex-insoumis François Ruffin et Clémentine Autain, tandis que Raphaël Glucksmann semble être le mieux placé parmi ses pairs. Bien qu’une primaire de gauche soit envisagée pour départager les candidats, son organisation demeure controversée, laissant la porte ouverte à d’autres opportunités.







