20 Minutes avec AFP
Gabriel Attal, dans un entretien accordé au Point et à l'occasion de la parution de son livre « En homme libre » prévue pour le 23 avril, esquisse sa vision pour la France envers la présidentielle de 2027. L'ancien Premier ministre a goûté à la puissance politique et affirme qu'elle a transformé ses convictions. « Mon temps au pouvoir m'a métamorphosé. Avec cet ouvrage, je souhaite joindre le cœur des Français et entamer un dialogue réel avec eux », raconte-t-il.
Attal, qui a acquis de l'expérience lors de son passage à Matignon, clame une maturité politique. « J'ai dirigé ce pays, j'ai aujourd'hui des idées précises pour le présider. Je suis conscient des défis qui se présentent, notamment au niveau des finances publiques et d'une démocratie entravée par des forces conservatrices », déclare-t-il, en mentionnant une démocratie parfois qualifiée de "vétocratie".
Pour un projet d'espoir
Attal met l'accent sur l'urgence de réformer les pratiques politiques : « Il est impératif de renouveler notre manière d'exercer le pouvoir, car cela a été une des grandes désillusions de l'ère Macron. » Sur le front de la compétition politique, il critique ouvertement Jean-Luc Mélenchon, estimant que les discours sur la "Nouvelle France" alimentent une rhétorique du "grand remplacement", tout en dénonçant le Rassemblement National qui exacerbe des préoccupations liées au fascisme.
Face à cette polarisation extrême, Attal appelle à une nouvelle voie : « Nous devons nous éloigner de cette dichotomie. » Il plaide pour établir un projet d'espoir, fondé sur l'égalité des chances. « Une vraie campagne s'impose, suivie d'un véritable rassemblement pour les mois à venir. L'échéance de 2027 se dessine, et il est temps d'unir nos forces », conclut-il.







