Dans un contexte politique tendu, Jordan Bardella, président du Rassemblement National, a dénoncé mercredi les propos du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, concernant son identité. Bagayoko avait affirmé que Bardella, bien qu'originaire de Gabriel-Péri, n'était pas reconnu comme un véritable Dionysien.
« Il se dit de Gabriel-Péri mais nous ne le reconnaissons pas comme étant Dionysien », a déclaré Bagayoko sur RTL, une remarque qui a suscité une forte réaction. Bardella, qui évoque souvent son parcours populaire, a repoussé ces assertions, arguant que les propos du maire témoignent d'une exclusion et d'une intolérance qu'il condamne fermement.
Il a écrit sur les réseaux sociaux : « Le maire de Saint-Denis dénonce le racisme, mais il est le premier à promouvoir l'exclusion ». Cette affirmation ne fait que révéler des tensions sous-jacentes au sein de la société française, où la question de l'identité nationale et des origines reste divisante.
Bardella a ajouté que « manifestement, les enfants d'immigrés italiens ne font pas partie de la 'nouvelle France' », citant le discours du mouvement de Mélenchon qui inclut principalement les descendants d'immigrés issus des colonies. Cette polémique n'est pas nouvelle : le maire avait déjà insinué sur LCI que Jordan Bardella était peu connu à Saint-Denis, mais il a salué sa mère, une ancienne assistante d'école maternelle, comme un exemple positif de service public.
Cet échange met en lumière des fractures qui traversent la population, entre ceux qui cherchent à se revendiquer de leur héritage culturel et d'autres qui rejettent cette dynamique. Ces discussions sont amplifiées par un climat politique en pleine mutation, où les identités s'affrontent et se redéfinissent sans cesse.







