Le 17 avril, Keir Starmer a pris la décision médiatique d'écarter Olly Robbins, le responsable des services diplomatiques britanniques, après que le Guardian ait mis au jour des informations compromettantes sur la nomination de Peter Mandelson. Ce dernier avait reçu une habilitation sécuritaire malgré des antécédents inquiétants, suscitant une vague de critiques au sein de l'opposition concernant la transparence du Premier ministre.
Cette affaire survient alors que Starmer, déjà affaibli dans l'opinion publique, doit faire face à une pression considérable. Les récentes révélations concernant les liens de Mandelson avec Jeffrey Epstein relancent les interrogations sur la gestion des affaires d'État. Le chef du parti travailliste aurait menti au Parlement, selon des sources concordantes. C'est dans ce contexte délicat qu'il a décidé de limoger Robbins, selon des informations relayées par des médias britanniques.
Le Guardian a rapporté que la décision de la nomination de Mandelson avait été prise en dépit d'un avis défavorable émanant du ministère des Affaires étrangères. Un porte-parole de Starmer a précisé que ni le Premier ministre ni son équipe n'étaient au courant des implications de cette décision avant le début de la semaine.
Kemi Badenoch, cheffe de l'opposition conservatrice, a accusé Starmer de nuire à la sécurité nationale et a appelé à sa démission. De son côté, Ed Davey, le leader des libéraux-démocrates, a insisté sur le fait que si Starmer avait trompé le Parlement, il devait en subir les conséquences. Les critiques fusent également de la part de l'ancien ministre James Cleverly, qui considère Robbins comme un « bouc émissaire » dans cette crise.
La situation est d'autant plus préoccupante que Starmer doit se déplacer à Paris pour une réunion cruciale, tandis que son leadership est déjà mis en cause à l'approche des élections locales de mai. La nomination de Mandelson a déjà fait couler beaucoup d'encre et a coûté cher à son cabinet, qui a connu plusieurs démissions suite à ce scandale.
Les enquêtes menées sur Mandelson, qui ont entraîné des perquisitions de ses résidences, ont révélé que l'ancien ministre aurait potentiellement transmis des informations sensibles à Epstein, ce qui soulève de sérieuses questions sur l'éthique et le professionnalisme au sein du gouvernement britannique. Cela met en lumière les tensions qui règnent au sein de la diplomatie britannique et l'importance d'une gouvernance transparente.







