Lors d'une interview à Washington, Roland Lescure a affirmé que le détroit d'Ormuz doit rouvrir, mais « pas à n'importe quel prix ». En réponse à une question d'une journaliste de l'AFP, il a souligné : "Je ne veux pas payer un dollar pour traverser le détroit". Cette déclaration survient alors que les membres du G7 évaluent les impacts économiques du conflit au Moyen-Orient.
"Le cœur de ce conflit se situe dans le détroit d'Ormuz", a déclaré Lescure, pointant du doigt le rôle crucial de cette voie maritime, par laquelle passe environ un cinquième du pétrole mondial. Depuis le début des hostilités, l'Iran a instauré un contrôle strict sur cette route, affectant ainsi le marché mondial de l'énergie. Les mesures que prendront les pays du G7 visent à limiter les répercussions économiques d'une prolongation des conflits, a rapporté Le Monde.
Restaurer la stabilité économique
Le déblocage de cette zone est situé au cœur des préoccupations économiques mondiales, s'inquiète Roland Lescure. Lors des récentes réunions parmi les ministres des Finances des pays du G7, un consensus s'est dégagé pour préserver l'économie mondiale des effets négatifs d'une crise prolongée. Ce point a été confirmé par Bloomberg, soulignant l'importance d'une réponse coordonnée pour limiter les impacts.
"Nous devons surveiller de près l'évolution des risques économiques au cours des semaines à venir", a prévenu Lescure.
Des actions à prévoir
Face à l'augmentation des prix de l'énergie, qui menace de provoquer une nouvelle poussée inflationniste, le ministre n'a pas exclu la possibilité de relâcher des stocks stratégiques de pétrole. Cette mesure, déjà mise en œuvre dans le passé, pourrait être appliquée si les circonstances l'exigent, comme l'a rapporté France 24.
Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer planifient une visioconférence avec d'autres chefs d'État pour discuter d'une mission défensive au détroit, car les évènements s'annoncent préoccupants. Selon Lescure, le moral général lors des échanges du G7 était celui d'une "situation critique".
"Nous espérons que les négociations en cours, sous l'égide du Pakistan, aboutiront à des accords bénéfiques", a-t-il ajouté.
À la lumière des derniers développements, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a indiqué lors d'une discussion conjointe qu'une action monétaire pourrait être envisagée, mais qu'elle nécessiterait des données solides avant tout changement. Un équilibre délicat à maintenir dans cette période d'incertitude économique.







