Une vaste polémique se déploie autour de la demande de régularisation d'Atosca concernant 45 hectares de terrains, jugés illégaux, pour la construction de l'autoroute A69, reliant Castres à Verfeil. La consultation publique débutera prochainement, mais les opposants estiment que cette démarche est une manœuvre pour contourner la loi.
Le préfet du Tarn et les partisans de l'A69 défendent que cette régularisation respecte la procédure imposée par le code de l’environnement. En effet, un arrêté interpréfectoral du 14 avril a prescrit l'ouverture d'une participation du public par voie électronique, à la suite de la plainte de France Nature Environnement, qui avait questionné l’autorisation environnementale initiale.
Cette demande de régularisation, qui englobe des sites d'occupations illégales, a été qualifiée de "scandaleuse" par des groupes d'opposition tels que "La Voie est libre", qui déplorent l'absence d'une autorisation environnementale formelle. "Nous sommes indignés que l'État cherche à régulariser près de 20 % de dépassements d'emprise en toute impunité", dénoncent-ils.
La préfecture doit à présent analyser ce dossier complexe, un rapport de 500 pages ayant été soumis par Atosca pour démontrer l'efficacité des mesures compensatoires mises en place. En attendant, la consultation publique se tiendra du 4 au 24 mai, période durant laquelle les citoyens seront appelés à s'exprimer sur ce sujet épineux.
Les avis d'experts, tels que ceux du magazine "Le Monde", soulignent l'importance de la transparence dans de tels projets d'infrastructure. "Chaque étape doit être scrutée attentivement", a déclaré un spécialiste de l'environnement, rappelant que de nombreux enjeux écologiques sont en jeu. Les opposants, déterminés, continuent de mobiliser les citoyens pour faire entendre leurs préoccupations, alors que l'avenir de cette route se dessine dans un climat de tension.







