Le paysage politique du Val de Garonne pourrait être lapidaire: le nombre de femmes maires se réduit à un groupe restreint, que l'on pourrait surnommer le "Club des cinq". Malgré les lois promouvant la parité, ces élues ne représentent toujours qu'un faible pourcentage des 43 communes de l'agglomération. Au cours des récents scrutins, Catherine Bernard a cédé sa place à un homme à Caubon-Saint-Sauveur, tandis qu'Anne-Marie Chaumont a été battue par David Guardiola. Cependant, cet effritement a été compensé par l'élection d'Isabelle Gajac à Couthures et d'Émilie Bayle à Clairac, qui ont fait le choix de croire en leur potentiel.
À Saint-Martin-Petit, Fauguerolles et Meilhan, les maires sortants ont été maintenus, laissant ainsi la dynamique inchangée avec des élues comme Lolita Gigan. "Il faut se rendre à l'évidence, notre voix est souvent noyée dans le tumulte des débats dominés par les hommes", déclare l'élue de Fauguerolles, qui exprime ses frustrations face à la perception qu'on a d'elles dans un monde majoritairement masculin.
Les attentes et les attentes
Le sentiment d'être prises au sérieux est un thème récurrent parmi ces élues. Selon Roxane Gilles, "le nouveau texte de loi censé promouvoir la place des femmes a été mal conçu", pointant du doigt un manque de compréhension des réalités locales. "Nous avons dû placer un homme en tête de liste pour ne pas perdre notre légitimité, ce qui nous a pris au dépourvu", dit-elle.
De l'autre côté de la Garonne, les femmes comme Régine Poveda et Isabelle Gajac, véritables pionnières, continuent de se battre contre des stéréotypes qui persistent. Elles s'interrogent sur la reconduction tacite des hommes à des postes clés et espèrent voir davantage de femmes s'impliquer en politique.
"Il faut agir différemment pour faire entendre notre voix", conclut Poveda, se battant non seulement pour sa communauté, mais aussi pour toutes les femmes qui aspirent à faire entendre leur voix.






