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L'essentiel
- Découvertes pour la première fois dans le Var en 2022, ces fourmis nuisibles ont déjà formé plusieurs colonies.
- Leurs morsures douloureuses nuisent gravement aux travailleurs agricoles et au secteur touristique.
- Les autorités mettent en place un programme d'éradication pour éviter un scénario semblable à Tahiti, où l'éradication a échoué.
Petites mais redoutables, les fourmis électriques, également connues sous le nom de fourmis de feu, se répandent rapidement sur le territoire français, en particulier dans le Var. Un troisième foyer a été récemment identifié à Cavalaire-sur-Mer, juste après ceux de Toulon en 2022 et de la Croix-Valmer en 2024. Leur capacité à s'adapter aux environnements humains soulève des préoccupations majeures, avons-nous pu lire dans 20 Minutes.
Face à cette menace grandissante, les autorités locales se mobilisent avec des drones et un traitement chimique ciblé pour traiter les trois zones affectées, totalisant 7 hectares. Julien Foucaud, ingénieur à l'INRAE (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement), rappelle que la situation en France pourrait toucher l'ensemble des régions PACA et Occitanie si l'on n'agit pas rapidement.
Les fourmis, qui peuvent atteindre des densités de 20 000 individus par m², sont connues pour leur capacité à rendre le travail agricole insupportable, menaçant ainsi des activités économiques vitale pour la région. Leur mode de reproduction, basé sur le clonage, les rend d'autant plus difficiles à éradiquer.
Un précédent inquiétant à Tahiti
La situation en France fait écho aux événements survenus à Tahiti, où la fourmi électrique a colonisé l'archipel dans les années 1990 malgré les tentatives d'éradication, comme l'indique un rapport de la Radio 1. Les témoignages des habitants révèlent à quel point l'infestation peut rendre la vie quotidienne insupportable.
Des chercheurs se concentrent actuellement sur les meilleures méthodes de lutte contre cette espèce envahissante. Bien que le clonage semble les avantager sur le court terme, une étude sur le long terme s'impose pour comprendre l'impact de cette reproduction sur la pérennité de l'espèce, conclut Julien Foucaud.







