À Mayotte, des syndicats de l'Éducation nationale se mobilisent pour protester contre la suppression de classes et une offre éducative insuffisante. Environ 15 000 enfants de 3 à 15 ans n'ont pas accès à l'école, une situation que Benoît Hamon a qualifiée de "folie" lors de son passage sur France Inter le 22 avril. Selon l’ancien ministre, l'État ne se contente pas d'être "absent", mais il montre une "démission" dans ses responsabilités fondamentales.
Les enseignants de Mayotte sont en grève pour casser le cycle d'inefficacité et dénoncer la non-scolarisation de milliers d'enfants. Le manque de moyens et de ressources pédagogiques entraîne une dégradation des conditions d'apprentissage. Une grève a été annoncée, visant à attirer l'attention sur cette crise éducative.
Hamon ajoute que des initiatives communautaires tentent de pallier les lacunes de l'État en matière d'éducation. Il a rencontré des associations faisant "des classes d'enfants non scolarisés", avec l'aide de "professeurs volontaires" et de "bénévoles". Cette situation, selon lui, est "délirante", en contradiction avec les engagements de l'État vis-à-vis de l'éducation.
Les syndicats en grève pour exiger des mesures concrètes
Les syndicats enseignants sont déterminés à faire entendre leur voix. Ils appellent à une grève, prenant place entre mardi et jeudi pour dénoncer les suppressions de classes et l'inadéquation des moyens face aux besoins éducatifs. Après une première rencontre avec la rectrice, une seconde réunion est prévue avec des élus locaux, présidée par le préfet, afin de discuter de solutions à cette problématique. Cette action collective met en lumière le besoin urgent de réformes et de ressources pour garantir un avenir scolaire à tous les enfants de Mayotte.







