Selon les annonces faites par le ministre de l’Economie, Roland Lescure, une aide sera disponible pour trois millions de travailleurs modestes. Ce soutien vise à compenser la hausse des prix des carburants, récemment marquée par des augmentations significatives dans le contexte international.
Selon les informations, seules les personnes dont le revenu imposable est inférieur à la médiane de leur catégorie seront éligibles. Pour une personne seule, ce seuil est fixé à 17.000 euros, tandis qu'un couple avec deux enfants peut gagner jusqu'à 50.000 euros sans perdre l'accès à l'aide. Cette mesure a été discutée lors du JT de 20 heures de France 2, où des précisions ont été apportées.
Critères d’éligibilité simples
Le ministre a également mentionné que les bénéficiaires devront parcourir un minimum de 15 kilomètres entre leur domicile et leur lieu de travail, ou avoir une distance annuelle d’au moins 8.000 kilomètres pour les professions telles que les infirmières ou les aides-soignants. "Nous allons simplifier les choses avec un processus déclaratif sur impots.gouv.fr", a expliqué Lescure.
La mise en place de ce dispositif est prévue pour la fin de mai, et il sera rétroactif pour les mois d'avril, mai et juin, comme l'a affirmé le ministre. Les bénéficiaires recevront le montant d'un coup, ce qui devrait alléger leurs charges liées aux carburants.
Aides pour d'autres secteurs
Il est également prévu que le programme « grands rouleurs » inclut une réduction de 20 centimes d'euros par litre pour les utilisateurs. Le Premier ministre a déjà précisé lors d’une réunion ministérielle que les aides destinées aux pêcheurs et agriculteurs seraient renouvelées ou augmentées.
La hausse continue des prix des carburants, qui a débuté le 27 février, a été exacerbée par des événements internationaux, avec une estimation de coût impactant l'économie française se chiffrant entre 4 et 6 milliards d'euros, selon des sources gouvernementales. Ces éléments soulignent l'urgence d'une réponse sérieuse et ciblée pour venir en aide aux citoyens les plus touchés par ces hausses.







