Emmanuel Macron a dévoilé une nouvelle mesure ce jeudi à Villers-Cotterêts, signifiant un retour aux bases de la communication humaine sans écran. Ce lieu historique rappelle que l’origine de la langue française a été définie ici, ce qui renforce l’importance des mots dans notre société moderne.
Lors de cet événement, le président a exposé son projet d'instaurer une « journée sans connexion », destinée à redonner aux jeunes le goût des activités déconnectées. Un moment privilégié pour lire, dessiner, faire du théâtre et interagir sans l'usage des écrans, détaillant ainsi son initiative.
- Qu’est-ce que la « journée sans connexion » ?
Ce projet vise à instaurer une journée par mois, où les établissements scolaires se passent de toute technologie. Ce parcours propose d'encourager des pratiques telles que la lecture de textes, l'écriture de récits ou même la création artistique. Emmanuel Macron souligne que « les écrans prennent le temps de notre jeunesse, un temps qui pourrait être dédié à d'autres activités essentielles ».
L'entourage d'Emmanuel Macron a précisé que cette initiative s'inscrit dans un cadre plus large, visant à soutenir une réglementation stricte sur l'utilisation des réseaux sociaux pour les jeunes. Comme le souligne l'Agence France-Presse, ce plan s'inscrit également dans une stratégie européenne de protection des jeunes internautes.
Le chef de l'État a mis en avant l'impact de l'usage excessif des technologies sur la vie des adolescents. Selon ses dires, ces pratiques engendrent un manque de concentration et contribuent à un sentiment de solitude. « Se redécouvrir sans écran est crucial pour renouer avec des interactions authentiques », a-t-il affirmé lors de sa visite.
Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a également pris la parole pour évoquer un engagement à construire un espace de dialogue autour de cette initiative, programmée pour une introduction au cours de l'année scolaire prochaine.
- Pourquoi une « journée sans connexion » ?
Macron a expliqué que cette journée vise à « réapprendre à vivre autrement ». Selon lui, la surconsommation d’écrans est à l’origine de désintéressements dans divers domaines de la vie personnelle. Rendre les jeunes conscients des alternatives à l'écran est essentiel pour leur développement.
Dans une interaction avec des élèves, il a mentionné le terme grec « pharmakon » pour décrire le double visage des technologies, tantôt comme une ressource éducative, tantôt comme un vecteur d'addiction. Il a mis en exergue la nécessité d’une utilisation responsable des outils numériques afin de préserver la santé mentale des jeunes.
Bien que cette « journée sans connexion » ne change pas beaucoup la dynamique scolaire actuelle — où les téléphones portables sont déjà largement bannis — l’objectif est de promouvoir des activités collectives enrichissantes et d'élargir l'impact en famille.
Par ailleurs, le président encourage les enseignants à faire davantage de lectures à voix haute. « La voix rend les mots vivants », a-t-il dit, soulignant les bénéfices d'une lecture engageante pour les élèves.
- Un tel dispositif existe-t-il ailleurs ?
Actuellement, peu d'initiatives similaires sont observées à l'étranger, mais plusieurs pays ont instauré des restrictions sur l'usage des smartphones au sein des établissements scolaires. Selon un rapport de l’Unesco, 58 % des pays disposent désormais d'une interdiction nationale des téléphones en milieu scolaire, et l'ensemble des systèmes éducatifs à travers le monde se dirige vers un juste équilibre entre limitation des distractions et éducation à un usage responsable des technologies.
Le champ d'application est vaste, et la diversité des approches démontre bien que la recherche d’un équilibre entre l’apprentissage sans distraction et la technologie continue d'évoluer à l'échelle internationale.







