Aux abords du Moyen-Orient, environ 10 000 soldats américains se dirigent vers la région alors que le cessez-le-feu temporaire entre Washington et Téhéran approche de son terme prévu pour le 22 avril. Une nouvelle série de négociations devrait également se tenir au Pakistan, mettant davantage en lumière la tension régionale.
“Le Pentagone a pris la décision d’envoyer de nombreuses troupes au Moyen-Orient dans les jours à venir, le président Biden cherchant à augmenter la pression sur l’Iran dans l’espoir de parvenir à un accord favorable,” souligne un rapport du The Washington Post.
Ce contingent, comprenant “environ 6 000 soldats sur le porte-avions USS George H. W. Bush et d'autres navires de guerre qui l'accompagnent, ainsi que 4 200 soldats du groupe amphibie Boxer comprenant la 11ᵉ unité expéditionnaire des Marines,” doit arriver dans la région avant la fin du mois, selon des sources officielles. Ce déploiement s’ajoute aux 50 000 soldats déjà présents sur le terrain, engagés dans des opérations pour contrer l'influence de l'Iran.
Signaux contradictoires
Cette montée en puissance militaire vise à donner au chef du commandement central américain, l’amiral Brad Cooper, “un éventail d'options au cas où les discussions avec Téhéran échoueraient,” indiquent les spécialistes de la défense, cités par le Washington Post.
D’autres publications, comme le Los Angeles Times, soulignent que l’administration Biden navigue entre des approches diplomatiques et la possibilité d’une escalade militaire, “flottant entre le dialogue et le conflit,” déplorent certains experts.
Ces messages ambivalents ont pour but d’accentuer la pression sur Téhéran alors que l'échéance du cessez-le-feu approche, cherchant à obtenir des concessions à la table des négociations.







