Le 16 avril, le Sénat a entériné une disposition obligeant la SNCF à intégrer à son application la vente de billets des opérateurs concurrents tels que Trenitalia et Renfe. Cette initiative vise à simplifier la vie des usagers, un objectif soutenu avec enthousiasme par les sénateurs en faveur de l'ouverture du marché ferroviaire. À terme, les voyageurs pourraient effectuer leurs réservations en un seul clic sur l'appli SNCF Connect, à condition que l'Assemblée valide cette réforme.
Philippe Tabarot, le ministre des Transports, a exprimé son soutien pour la mise en place de cette mesure, soulignant que le gouvernement souhaite faciliter l'accès à une offre ferroviaire plus variée. Cependant, il a également insisté sur la nécessité d'un délai d'application, et un compromis a été accepté pour que cette évolution prenne effet au 31 décembre 2027.
"Il est essentiel que l’intérêt des usagers prenne le pas sur des approches uniquement commerciales," a déclaré Jacques Fernique, un sénateur écologiste impliqué dans cette réforme.
Cependant, des débats houleux ont eu lieu au Sénat, certains représentants des élus exprimant des craintes quant aux effets potentiels sur la SNCF. Daniel Fargeot, membre du parti centriste, a interpellé : "Nous ne pouvons pas laisser la SNCF devenir une simple expérience pour la Commission européenne." Les discussions s'éloignent parfois de la question centrale, à savoir comment l'ouverture à la concurrence pourrait finalement bénéficier aux usagers sans engendrer un bazar inutile.
Des mesures complémentaires pour protéger les voyageurs
En parallèle, le Sénat a également approuvé une autre mesure importante concernant le droit à la poursuite de trajet en cas de correspondance manquée, garantissant que tous les segments d'un voyage soient pris en charge, même si plusieurs transporteurs sont impliqués. Comme le souligne Le Monde, cette garantie ne génèrera aucun coût supplémentaire pour les usagers, si l'achat est effectué dans le cadre d'une unique transaction.
Pour aller plus loin: Analyse des attentes autour de la vente de billets concurrents par la SNCF
Le projet de loi-cadre sur les transports, en cours d'examen, vise à répondre aux défis financiers importants pour moderniser les infrastructures. Un vote décisif est planifié pour le 28 avril, après quoi le texte sera envoyé à l'Assemblée nationale pour un examen ultérieur.







