Dominique de Villepin, en lice pour 2027, a admis avoir fait une "erreur" en acceptant deux statuettes lors de son mandat au Quai d'Orsay, qu'il a rapidement restituées. Lors de son intervention sur France Inter, il a souligné qu'à l’époque, aucune réglementation claire ne régissait de telles pratiques.
L'ancien Premier ministre a commenté les révélations du lobbyiste Robert Bourgi, qui a déclaré, dans l'émission "Complément d'Enquête" sur France 2, que ces statuettes de Napoléon avaient été financées par Blaise Compaoré, ancien président du Burkina Faso, et Gian Angelo Perrucci, un homme d'affaires italien.
Villepin a fermement nié toute implication d'échange ou de contrepartie, rappelant qu'il a personnellement écarté Bourgi du milieu politique avec Jacques Chirac en 2004-2005, ce qui selon lui prouve qu'il n'y avait aucun lien procédural.
Il a par ailleurs contre-attaqué en insinuant que les révélations de Bourgi sont une manœuvre orchestrée pour nuire à sa réputation et à celle de son ancien rival politique, Nicolas Sarkozy. "Monsieur Bourgi est un ami de 40 ans de Nicolas Sarkozy", a-t-il affirmé. La temporalité de ces accusations, coïncidant avec des troubles judiciaires pour Sarkozy dans l'affaire libyenne, ajoute à sa suspicion.
Lors de l'émission, Bourgi a pris soin de dissocier Sarkozy des accusations, bien que ces tensions historiques soient un sujet de récit récurrent entre les deux hommes.
Selon l'entourage de Villepin, les statuettes, dont les prix avaient été initialement annoncés par Bourgi à 125.000 euros, auraient été effectivement acquises pour des montants "quatre à cinq fois inférieurs". Ces objets ont été restitués au ministère des Affaires étrangères, marquant un tournant dans cette controverse.
Alors que la France observe cette situation avec attention, les implications politiques de cette affaire risquent de résonner au-delà de l'instant présent, influençant les dynamiques des futures élections présidentielles.







