Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a pris la parole le 19 mai lors d'une interview sur BFM TV et RMC, précisant que l’action de l’État contre le narcotrafic porte ses fruits. Selon lui, les récentes fusillades à Nice et Nantes n'entament pas la détermination des forces de l'ordre. "Le trafic recule", a-t-il affirmé, ajoutant que l'État "gagne des batailles".
Pour illustrer ses propos, il a fait référence à la fusillade mortelle survenue dans le quartier des Moulins à Nice, tout en indiquant que les deux victimes décédées n'étaient probablement pas liées au trafic. Laurent Nuñez a évoqué un "règlement de comptes" entre narcotrafiquants, soulignant la complexité de la situation.
L’État à la tête de la lutte
Invité à répondre aux critiques concernant une supposée perte de contrôle de l’État sur certains territoires, Nuñez a insisté sur le fait que des opérations ciblées sont en cours, non seulement contre les points de deal visibles mais aussi contre les réseaux logistiques qui alimentent le trafic. "Dire que l’État ne fait rien est erroné et infondé", a-t-il déclaré, appuyant ses dires par des données concrètes.
En effet, il a révélé qu'il y avait douze points de deal dans le quartier des Moulins, contre seulement deux actuellement. Ce changement, selon lui, témoigne d'une lutte acharnée contre ces réseaux. Les procureurs de Nice et de Marseille ont, par ailleurs, annoncé la mise en examen de trois suspects suite aux événements tragiques de cette dernière semaine.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où la violence liée au trafic de drogue semble persister, comme en témoigne le meurtre d'un adolescent de quinze ans à Nantes le 14 mai. "Nous ne sous-estimons pas la difficulté de cette lutte, mais nos efforts doivent continuer", a ajouté Laurent Nuñez, rappelant l'importance de l'engagement stratégique des forces de l'ordre.
Experts et acteurs locaux rejoignent ces propos, affirmant que même si des progrès sont observés, les défis sont loin d'être surmontés. Selon une analyse parue dans France Info, la collaboration entre les différentes agences de répression et une meilleure sensibilisation du public sont des étapes cruciales pour inverser la tendance sur le long terme.







